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-Retrouvez le dernier édito d'Henri Fouquerau "de Gaulle le dernier des géants" page Editos d'Henri Fouquereau

Emission Radio Courtoisie

EMISSION DU LIBRE JOURNAL DE LA FRANCE LIBRE
 
Sur Radio Courtoisie
 
mardi 13 septembre 2016
 
en direct de 18 à 21 heures
en différé dans la nuit
et le mercredi matin de 07h30 à 10h30
 
EDITO de votre serviteur :   Le lait et le responsable de la crise : le néo libéralisme
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INVITES
 
Notre Consultant pour les situations spéciales “MARC” qui rentre du Niger
Situation au Niger – immigration via la Lybie, les Izalas, une tribu toujours en révolte, l’affaire URANIM et ses derniers déroulements
Des informations que vous ne trouverez nulle part
 
Le député de la nation Jacques Myard
il sera bien évidemment question de la primaire et des parrainages – je rappellerai que le Gaullisme veut que le Président de la République soit l’homme de la nation toute entière et non l’homme d’un parti, d’où notre opposition à ces primaires
Le Député traitera aussi de la situation au proche et au moyen orient et de l’activité politique
 
Au invité de “marque’ le professeur de sciences économiques Alain Cotta  - il traitera de la chute de la bourse aux USA
signe précurseur de la montée des taux directeurs ou pas
La bourse de Lundi à New York nous apportera certainement les éléments nécessaire pour la compréhension de cette affaire, qui provoque le déplacement des masses monétaires et donc de l’investissement
Sera évoqué par le professeur, le problème du féminisme, grand changement de la société
 
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Pour poser des questions : 01 46 51 00 85
pour écouter Paris 95.6 – Caen 100.6 Chartes 104.5 Cherbourg 87.8
Le Havre 101.1 Le Mans 98.8
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Nos émissions, grâce à la participation d’un député de la nation et d’un Professeur émérite sont souvent suivies d’effet
 
En ce qui concerne l’édito, elles sont le résultat d’un travail du Forum Pour la France
Pour tout le reste, l’auditeur apprend ce que la Presse a oublié de dire
 
N’oubliez pas de vous inscrire pour la prochaine réunion du Forum – Jeudi 29 septembre 14h30 – Assemblée nationale – 3 rue A. Briand
Nom Prénom – date et lieu de naissance et une semaine avant la réunion

Adieu Michel Rocard

Par le Général (2S) Jean Menu
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Ils ont osé et pris la direction du grand large

 
Première chose ; les sondages n’apportent plus aucune information, le moment T ne désigne plus la vérité
Seconde chose ; espérons qu’il s’agisse d’un sursaut identitaire, l’immigration en provenance des Etats membres de l’Ue a servi de  détonateur, comme le Forum le soulignait hier
 
Troisième chose : la city a perdu une bataille, attention danger : elle a gagné sa bataille contre     Wall Street, elle va vouloir gagner la guerre et sa guerre, c’est de faire du Yuan une monnaie internationale, dont elle devrait gérer les intérêts dans  le monde occidental
Quatrième chose : nous allons voir dans les jours qui viennent, si les articles 50 et 208 du traité de Lisbonne permettent une sortie dans le calme du machin
 
Le Principal : L’Europe de Jean Monnet, de Schumann et des démocrates chrétiens est morte. Le problème : nous ne possédons pas le monde politique compétent pour sortir du machin par le haut
Madame Merkel, ce matin, a donné ses ordres à Junker pour qu’il fasse cesser l’hémorragie – L’Allemagne et sa dame de fer, ne feront qu’une bouchée de qui vous savez, attention danger
 
Le Forum : nous poussons les pions de la souveraineté et de l’indépendance, il nous faut sortir du machin, prouver aux Français que le grand large est notre seul ami
Le Royaume-uni, porte certaines responsabilités dans l’effet nocif de l’Ue, vouloir étendre le machin pour en faire un grand marché, vouloir imposer son idéologie néo libérale, mondialisme et moindre cout, voilà ce que nous devons combattre
 
Le combat est loin d’être terminé, il prend une autre dimension, une autre direction. Nous devons au plus vite, nous réunir pour en discuter
 
Henri Fouquereau
Communiqué du Réseau France
Docteur Jack Petroussenko
COMMUNIQUE DU RESEAU FRANCE.doc
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Une promesse de candidat...

Par le docteur Jack Pétroussenko
UNE PROMESSE DE CANDIDAT QU-ON AURAIT PU[...]
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Interview de Jacques MYARD par Henri FOUQUEREAU

Politique pour la France: Réunion des gaullistes de conviction (20/02/2016)

Politique France - Réunion des gaullistes de conviction (20/02/2016)
Reunion F COPPE_160227.pdf
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Les priorités pour les gaullistes de conviction

Aux amis du Forum pour la France 
Aux gaullistes de conviction
 
 
Suite à la réunion du F. Coppée : samedi 20 février 2016
 
La Constitution : notre ami Etienne Tarride a, depuis samedi, pris la plume pour nous offrir le papier sur la constitution que vous trouverez en téléchargement sur notre site à la page Constitution 
 
ce papier, suite à son intervention magistrale a été trés demandé.
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Un ami du Forum, Gaullistes de conviction : le docteur Pétroussenko, m'a demandé ce matin qu'elles étaient les priorités pour des Gaullistes de Conviction.
 
Nous avons : le monde, l'Europe et l'Euro, la France
 
Les priorités ont été annoncées samedi dernier : Le monde : sans un système monétaire international, il n'y aura jamais rien à faire RIEN.
 
Si le dollar s'enrhume, tout le monde tousse, il faut arrêter le tir, une monnaie nationale ne peut servir d'étalon monétaire international.
Un système monétaire qui serait basé sur un panier de monnaie n'apporterait aucune solution les monnaies étant toutes aussi fausses les unes que les autres
un système basé sur une valeur telle que l'or, serait maintenant inadapté : 1) la production d'or étant désormais  plus faible que le taux de croissance mondial et que la croissance démographique cela n'aurait aucun sens : Sans compter le fait qu'un étalon rigide, pour financer une économie souple, est une absurdité.
 
Le dossier sur un SMI est fait, il sera mis en forme et envoyé.
 
Europe et Euro, même chose : dossier sur l'Euro est fait, il reste à le mettre en forme et à le diffuser- Point qui n'est plus à discuter : nous voulons quitter TOTALEMENT L'euro
 
France :( Etat -Nation) - nation - Etat - société
Avant d'aller plus loin : Le mondialisme disparait , des blocs se constitutent avec chacun un patron : Asie = La Chine. Eurasie = la Russien Amérique du Nord USA , Europe de l'ouest = Allemagne. La France n'a pas à passer sous domination des gens d'Outre Rhin alors constitutons une plaque francophone. Présente dans le monde entier, cette plque ne sera jamais aggressive, elle pourra au contraire, attirer les non partisans inconditionnels d'autres plaques
 
Avec cet arrêt de la globalisation, l'idéologie mondialiste ne peut continuer. UN CHOIX de SOCIETE va donc être débattu, il l'est actuellement en Chine entre partisans du tout marché et partisans du tout Etat
 
Le Gaullisme est clair net et précis sur ce sujet :  Un Etat nation avec un équilibre savant entre Etat et marché, une sorte de troisième ou d'autre voie. Pour l'Etat, la chose obligatoire : le Plan, le service public, la protection sociale - Etat arbitre, Etat protecteur, et marché qui doit oeuvrer de concert.
 
Un plan pour le renouveau d'une économie Gaulliste est en cours d'élaboration par le Professeur émérite : Alain Cotta, une réunion est prévue
 
Cela fait un : vaste programme - d'abord définition de l'Etat nation avec les ingrédients obligatoire : territoire délimité,  la tribu qui vit dessus, avec une volonté d'y vivre ensemble, selon des règles établies pour tous et qu'il faut faire appliquer
 
 
Donc en priorité : définition de l'Etat nation et un dossier sur ce dosage difficile entre tout Etat et tout marché
 
Certains amis du Forum et des gaullistes de conviction se sont proposés pour diffuser ce que nous devions diffuser.
 
Nous possédons pour l'instant : Nos réunions : à diffuser, nos contacts, certains ne peuvent l'être, nos émissions de télévision, les éditos prononcés chaque mois à la radio sont la synthèse de nos travaux effectués.
 
ils sont publiés dans un livre :" Pour la France" qui doit être diffusé, ce qui nous évitera de monter à nouveau certains dossiers 
l'Agriculture : notre programme y est largement exposé
 
Nos émissions de télévision, qui seront sur nos sites : Nos sites que nous devons faire connaître
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Pour l'instant : le travail du FPF servait à établir des dossiers et à les remettre en mains propres à des élus   de la nation, ceux que nous connaissions. Certaines de nos interventions ont débouché sur des projets de loi ou des lois, j'ai été  choisi  pour animer une association d'élus Gaullistes et souverainistes : je suis amené à constater, que dés que des Présidentielles se profilent : chaque  député choisit un camp, ce qui détruit l'association ou la réduit à sa plus simple expression- Nous attendrons que ce simulacre de démocratie se tasse, pour reprendre nos présentations -
Quoi que : celui sur les territoires d'outre mer doit être terminé pour le 1er mars
Les politichiens.
 
Des fuites, ont été organisées pour ce qui concerne, notre député ami : -photos où on le voit avec Fillon : sa candidature pour les primaires.
 
Sa déclaration lors de ma dernière émission a alimenté les bavardages : dés le lendemain : chez certains députés : il est temps qu'il prenne sa retraite etc
 
Entre nous, il n'y a aucune décision, accord ou quoi que ce soit qui ait été  déterminé entre Fillon et notre ami. Nous sommes à 14 mois des Présidentielles,il faut laisser le temps au temps D'ici janvier prochain, (lancement des campagnes) tellement de choses peuvent se passer, les deux candidats proclamés par les clients du café du commerce pourraient même  disparaître des affiches.
 
Attendons aussi nous à une candidature surprise, qui pourrait rassembler , Gaullistes et Souverainistes -j'en ai été averti ce matin.
 
Les jours et mois à venir seront  difficiles : alors travaillons, mettons nos propositions en avant : faisons nous connaître : Mais surtout ne rentrons pas dans les stratégies aussi bêtes qu'inopportunes : Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas  '18 juin 1940"
 
Henri Fouquereau

Les morts de Ghouta

 Les faits que je vais évoquer ici, ne sont pas anciens. Ils se sont produits il y a un peu plus de deux ans. Mais, après avoir fait la « une » de la presse, ils sont tombés dans un puits de silence et d’oubli. Ramenons-les brièvement à la vie.


                                    En juin 2013, notre gouvernement, emboîtant le pas à  Washington et Londres, lance soudain une mise en garde solennelle à Bachar El Assad. Il lui fait publiquement savoir que la retenue que la France s’est imposée depuis le début de la guerre civile, n’est pas intangible. Si le « dictateur syrien » s’avise à réprimer le soulèvement populaire par l’emploi d’armes chimiques, une « ligne rouge » sera franchie. En représailles, nos « Rafales » bombarderont les bases et dépôts de son armée, ce qui conduira à son effondrement rapide. 


                                   Deux mois plus tard, le 21 août 2013, les médias annoncent que Ghouta, un faubourg de Damas tenu par les insurgés, vient d’être attaqué au gaz sarin. On compte, selon les sources d’information, de 280 à 1720 victimes, presque toutes civiles.


                                   Des commentaires horrifiés s’étalent dans la presse parisienne. L’opinion générale des éditorialistes, universitaires et porte-paroles de partis est que le « boucher de Damas » a voulu narguer la conscience universelle. Sa provocation est insupportable. Dans un appel retentissant, la directrice du journal « Le Monde » réclame une riposte armée. François Hollande fait aussitôt connaître sa détermination : il convoque nos chefs militaires à l’Elysée, approuve le plan de bombardements qu’ils ont établi et ordonne aux pilotes de Rafales de se tenir prêts à voler vers la Syrie en coordination avec les avions de nos alliés.


                                    Mais l’expédition ne parvient pas à décoller. Les députés britanniques, qui n’ont pas oublié que Tony Blair leur avait menti dix ans plus tôt pour leur arracher l’autorisation d’envahir l’Irak, flairent la manipulation et refusent la participation anglaise. Barack Obama tergiverse. Le pape François, qui en sait plus long qu’il ne peut le dire, s’oppose à l’attaque occidentale avec vigueur. Finalement les Américains renoncent  à la guerre. Hollande et Fabius se retrouvent seuls. Ne pouvant plus infliger à Bachar El Assad le châtiment promis, ils multiplient contre lui les condamnations morales et les sanctions politiques .


                                        Pourquoi rappeler cet épisode ? Parce que l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OPCW), instance internationale qui regroupe la quasi totalité des Etats du monde, vient de terminer un rapport sur le massacre de Ghouta. Il est le fruit de deux ans de travail. Les experts de l’OPCW ont analysé la nature du gaz qui a tué tant d’innocents, notamment par des prélèvements sur les corps des victimes. Leur conclusion est formelle : la composition de ce gaz est différente de celle que l’on trouve dans les stocks de l’armée syrienne. Bachar El Assad est innocent du crime  qui lui a été imputé. 


                                       Le rapport ne s’arrête pas à ce constat. Il en fait un autre. Il s’intéresse aux armes chimiques que le colonel Kadhafi avait jadis fabriquées et entreposées dans le désert libyen. Une importante partie de son stock a été, après sa mort, vendue à des « groupes anti-Assad » , transportée en bateau vers des ports turcs puis acheminée par la route jusqu’aux fiefs rebelles de Syrie. La composition du sarin libyen est la même que celle du sarin jeté sur Ghouta.


                                        Voici nos dirigeants pris à contre pied. Non seulement ils se sont trompés sur l’identité du coupable mais ils sont dans une position moralement intenable. Si vraiment l’utilisation d’armes chimiques  contre des civils est un crime contre l’humanité et si vraiment celui qui s’en rend responsable franchit la ligne rouge de la punition, qu’attend notre gouvernement pour dénoncer des rebelles qui ont aggravé leur cas en empoisonnant une population qui était sous leur autorité dans le but cynique de nous entraîner à nous battre à leur profit ? 


                                       Mais notre gouvernement semble ne rien savoir. Hollande et Fabius continuent de reconnaître les chefs des insurgés comme seuls représentants légitimes du peuple syrien ; ils les reçoivent à Paris et leur prodiguent un soutien sans faille ;  ils vouent toujours Assad aux gémonies. Quant à l’opinion publique, elle reste dans l’ignorance de ce qui s’est réellement passé à Ghouta en août 2013.


                                        Peut-être nos dirigeants sont-ils trop accaparés par des tâches pressantes pour lire le rapport de l’OPCW ; peut-être estiment-ils qu’il n’ont pas de temps à perdre dans une affaire presque oubliée ; peut-être jugent-ils inutile de lire ce document parce qu’il ne leur apprend rien : ils ont su à quoi s’en tenir depuis le début.  En toute hypothèse, il est clair que, pour eux, la vérité et la justice n’ont pas leur place dans la politique étrangère de la France. 


Michel Pinton
Ancien député au Parlement européen  
                                               

Voeux du Forum Pour la France

AUX AMIS DU FORUM POUR LA FRANCE, AUX GAULLISTES DE CONVICTION, A TOUS LES FRANÇAIS
 
Nous présentons nos voeœux, à la France
 
2015, Situation, difficile, trop de misère, de chômage, d'actes délictueux. La France est malade, le diagnostics a été mille fois établi. Un  vrai problème : que nous pouvons traiter de suite :  chacun d'entre nous repousse la faute sur l'autre, alors que sont d'abord les Français, dans leur ensemble, qui sont responsables de ce déclin.
 
Chacun a trop pris l'habitude de dénigrer la façon de faire des autres, les parents et les élèves jugent leurs profs, les malades, ou pas, les médecins, la police, la justice, le monde politique, nul ne trouve grâce à leurs yeux, sauf que si l'économie va mal, c'est parce que le consommateur français achète les productions étrangères, que le citoyen français a acheté l'ultra libéralisme proposé par un monde interlope, parce que affairiste, que la France a voté OUI à Maastricht et qu'elle a accepté qu'on lui vende un slogan : Tout ce qui vient d'ailleurs est meilleur.

 

Personne ne se rappelle comment vivaient nos grands parents, personne ne semble se rappeler qu'ils étaient dans l'obligation de retrousser leurs manches. La société n'était pas à l'époque si généreuse que aujourd'hui.
 
Chaque fois que nous dénigrons la France, son pouvoir politique, nos responsables économiques, nous abaissons l'image de la France. Les élus ne sont pas responsables de tout, où s'ils l'étaient, la majorité des Français seraient responsables, car les élus le sont justement par cette majorité. Pas la peine de crier, de hurler, de trépigner, un élu représente la partie la plus importante de la société. A nous de choisir et d'élire nos représentants, non pas à cause du clan, camp, ou parti, mais sur leurs compétences et un programme.


Il en est de même dans d'autres domaines : 4 grosses sociétés français, du CAC 40, ont été achetées cette année par des cies étrangères.

 Nous devons nous poser des questions sur le pourquoi, du comment de la chose.

 

Les épargnants cette année encore ont battu des records, en déposant dans des cies qui financent l'étranger, dans le même temps, nos entreprises françaises manquent d'argent et d'actionnaires
Rencontre cette semaine avec un cadre d'une énorme société française : Je vais visiter mes sous traitants en Italie et la semaine prochaine en Allemagne. Mais pourquoi à l'étranger? Parce que nous ne trouvons plus un certain savoir faire en France.

 

Est ce que nous nous rendons compte : l'argent file ailleurs, le savoir faire de même, nos cerveaux aussi
Nous nous coupons de notre histoire économique et financière : le Colbertisme c'était aussi, le beau, la qualité dus aux savoirs faire de nos gens : Nous les appelions Maîtres. A force de dénigrer, nous abaissons notre pays.
 
Alors, impossible de vivre en se vidant volontairement de son sang.
 
La France, représente 1% de la population mondiale et reste 6è puissance économique mondiale. Actuellement des PIB, de pays, partout dans le monde, baissent de 20 à 40% celui de la France reste stable pour le moins. Nous avons tout pour réussir, il suffit simplement de se regarder dans la classe et de se dire si cela ne va pas, ce n'est pas forcément la faute de l'autre,  c'est aussi ma faute.
 
Demain une nouvelle année va voir le jour, nous ne pouvons que souhaitez une chose, qu'elle soit à la hauteur de notre pays, qui est grand.
 
La France est à l'honneur, personne n'en parle :  le meilleur entrepreneur mondial est Français, Syrien d'origine, il a été interrogé ce matin. Il a déclaré son amour pour la France
Seuls les Français n'aiment pas leur grand et beau pays etc
 
Nous pourrions nous poser une question : qui va sauver la France? Les Français de souche? Nous pouvons craindre que ceux qui arrivent d'ailleurs ne prennent la direction de nos affaires qui deviendront forcément les leurs.

 

Il est temps de reprendre la direction de nos affaires en y croyant.

 

Suspendons la main mise des oligarchies et des corporatismes, redevenons des Citoyens, heureux de vivre en France, soucieux de l'avenir du pays   
Arrêtons de rendre les autres responsables : Bruxelles Washington, Francfort et l'Empereur de Chine. S'ils dominent c'est que nous nous sommes laissés faire; la Chancelière éclaboussée par ses erreurs, fait toujours la loi, parce que son peuple est derrière elle.
 
Si nous  écoutons les savants du café du commerce: l'euro était  trop fort : il a perdu de sa superbe et  rien ne se passe. Le baril de pétrole a perdu 50% de son prix, rien ne va mieux, les taux d'intérêts sont négatifs, une véritable richesse, et bien personne n'emprunte. Ces handicaps sont dépassés par le manque de proposition et aujourd'hui de qualité dans nos productions.

Il va falloir faire attention, des systèmes vont exploser, il est urgent que les Français retrouvent leur instinct et que sortent des élites à la hauteur, sans cela la situation sera pire que celle d'aujourd'hui. L'indépendance à laquelle nous sommes attachés : cela se mérite, cela demande des efforts.  
 
La France :" j'ai d'instinct, l'impression que la Providence l'a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires........Mais le coté positif de mon esprit me convainc que la France n'est réellement elle même qu'au premier rang. Que seules de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les FERMENTS de la DISPERSion QUE SON PEUPLE porte en lui même. La France ne peut être la France sans la grandeur, Charles de Gaulle.

 

Des craquements sinistres montent des soutes du Paquebot France , il n'est plus temps de désigner les responsables, le temps est venu de calfeutrer, de remettre la France en état de naviguer et d'ouvrir à nouveau des routes.

 

Nous formons des voeux pour que la France, épaulée par les Français, retrouve ce chemin de la grandeur que beaucoup ont abandonné.

 

Henri Fouquereau
Secrétaire Général du Forum Pour la France

Le droit français de la nationalité: Une fabrique de terroristes made in France 

Le droit français de la nationalité
Une fabrique de terroristes made in France 


    Beaucoup de Français ont le sentiment qu'il y a trop de personnes possédant légalement la nationalité française, mais qui ne sont pas vraiment des "Français", avec tout ce que cela implique de maîtrise de la langue française, de connaissance et de pratique des modes de vie français, de racines françaises, et surtout d'amour viscéral de la patrie française.

    Chaque Etat définit ses nationaux. Examinons donc en vertu de quelles dispositions on est ou devient français, et d'apprécier si telle ou telle règle à cet égard aboutit à reconnaître la nationalité française à des personnes qui ne devraient pas posséder cette qualité. Pour en juger, il ne suffit pas d'étudier nos règles légales et leur évolution en matière de nationalité, il faut aussi observer comment elles ont été appliquées.

    L'évolution du droit français de la nationalité étant très complexe, sa description complète a été rejetée dans des annexes que chacun pourra consulter s'il en a le courage, la note en elle-même se limitant à un résumé. La présente étude porte non seulement sur l'état actuel de notre droit de la nationalité, mais sur son évolution. Le législateur a-t-il été de plus en plus strict? Ou de plus en plus laxiste dans la définition des nationaux français? La période d'évolution couverte par la présente étude commence avec l'adoption du Code de la nationalité en 19451 pour aboutir à l'actuel Code civil. Le Code de la nationalité a en effet disparu en tant que tel, ayant été incorporé dans le Code civil en 1993.2

*

A.- Description

    Parmi les titres à posséder la nationalité française, le droit distingue des cas où la nationalité française existe dès la naissance, et des cas où elle est obtenue au cours de l'existence: l'individu naît étranger, mais devient français plus tard. Dans le premier cas, on parle d'attribution de la nationalité, dans le deuxième cas d'acquisition de la nationalité. Le sens du mot "attribution" peut prêter à confusion, et notamment sa différence avec le terme "acquisition" peut ne pas apparaître évidente. Mais acceptons cette terminologie qui est celle de la loi.

    Enfin, outre les cas d'acquisition et d'attribution de la nationalité, qui constituent la base du droit de la nationalité française, la loi distingue des cas particuliers, on pourrait dire exceptionnels, dans lesquels un individu est déchu de la nationalité française, ou tout au moins la perd, et à l'inverse des cas où un individu qui avait la nationalité française mais l'a perdue pour une raison ou une autre, est réintégré dans cette nationalité. Déchéance, perte et réintégration doivent donc être signalés à part, en plus des deux catégories essentielles de possession de la nationalité française, à raison, pour les uns, d'une acquisition, pour les autres d'une attribution de cette nationalité.

 


I.- L'attribution de la nationalité française

Il y a attribution tantôt du fait de la filiation,  tantôt du fait de la naissance en France. Pour parler de façon sommaire, on dira que le premier cas applique le droit du sang, le deuxième, le droit du sol. Les bénéficiaires de ces deux modes d'attribution sont dits "français d'origine". Nous verrons bientôt que ces affirmations ne sont pas tout à fait justes, et réclament d'être affinées.

 

1.- Attribution par filiation

 

    Les règles en vigueur peuvent se résumer en une phrase: tout enfant, garçon ou fille, de Français ou de Française est Français. C'est le droit du sang. Et c'est la règle principale définissant qui est français.

    Il suffit donc qu'un seul des deux parents soit français pour que l'enfant le soit aussi. A noter qu'une telle règle peut être source de cas d'individus à double nationalité. Imaginons en effet un autre Etat ayant établi la même règle. Les enfants d'un couple dont l'un est de la nationalité de cet autre Etat et l'autre est français auront les deux nationalités. A noter aussi que cette règle est un facteur d'accroissement automatique du nombre des Français. Si un couple engendre deux enfants, du point de vue démographique, il y a stabilité: à deux géniteurs d'une génération succéderont deux personnes à la génération suivante. Mais du point de vue du nombre des nationaux, lorsqu'un seul des parents est français, à un seul géniteur français succéderont deux Français à la génération suivante.

    Dans le Code de la nationalité de 1945,  il existait quelques restrictions à cette règle si simple pour un enfant naturel, pour un enfant dont c'est la mère qui était seule française, enfin dans certains cas pour un enfant nés hors de France. Dans l'une ou l'autre de ces hypothèses, l'enfant pouvait répudier la nationalité française. Ces discriminations à l'encontre des enfants naturels et des femmes ont disparu. Seule demeure aujourd'hui une faculté de répudiation pour les enfants nés hors de France si un seul des parents est français. C'est une trace du droit du sol dans la définition du droit du sang.


(Pour plus de détail, voir l'annexe I)

 

2.- Attribution par naissances en France

 

    Que les naissances en France constituent des titres à être français, c'est ce qu'on appelle le droit du sol. Mais c'est intentionnellement que nous avons mis au pluriel le mot "naissances". En effet la naissance en France d'un individu ne suffit pas à lui conférer la nationalité française. La règle, plus exigeante, est: tout enfant, garçon ou fille, né en France, de parents dont l'un au moins est né en France, est français.

    C'est la mise en œuvre de l'idée d'assimilation. La loi a admis qu'une famille qui s'enracine en France devient peu à peu française. Si un enfant est né en France et que son père ou sa mère y est né aussi, cela veut dire, qu'un grand-parent, sans y être né forcément, a au moins un jour, et avant la naissance de son enfant, établi son foyer en France. C'est donc, disons, deux générations et demie d'enracinement en France qui ont été considérées comme nécessaires et suffisantes pour assurer l'assimilation.

    Cette définition, sans doute raisonnable pour des populations très proches culturellement des Français, populations issues de civilisations européennes, occidentales, chrétiennes, est-elle suffisante à l'égard de populations appartenant à des cultures et des religions radicalement étrangères à nos convictions et à notre être? Il y a là une grave question, de plus en plus actuelle, mais qui n'a pas entraîné une modification de la règle.

Cette règle, très simple, était assortie, dans le Code de la nationalité, de quelques assouplissements en faveur d'enfants qui, si elle leur avait été appliquée, en aurait fait des apatrides, par exemple enfants trouvés, ou encore nés de parents eux-mêmes apatrides.

    En sens inverse, le code de la nationalité, comme pour l'acquisition de la nationalité par filiation, établissait des discriminations à l'encontre des enfants naturels et lorsque le parent français était la mère. Ces discriminations ont disparu. Subsiste cependant encore aujourd'hui la répudiation possible de la nationalité française par un enfant dont un seul des deux parents est né en France.


(Pour plus de détail, voir l'annexe II)


II.- L'acquisition de la nationalité française

 

    En plus des personnes qui ont la nationalité française dès leur naissance, en vertu de l'un ou l'autre des modes précités d'attribution de la nationalité française, d'autres personnes acquièrent de différentes façons cette nationalité au cours de leur vie.

Les cas d'acquisition de la nationalité française se répartissent en cinq modes:
- 1) par filiation;
- 2) par mariage
- 3) par naissance et résidence en France;
- 4) par déclaration de nationalité;
- 5) par décision de l'autorité publique.

 

1.- L'acquisition de la nationalité française par filiation

 

    L'acquisition par filiation est une rubrique vide. En effet, elle ne traite que des conséquences de l'adoption sur la nationalité de l'adopté. On sait qu'il y a deux sortes d'adoptions: l'adoption simple et l'adoption plénière. Or "l'adoption simple n'exerce de plein droit aucun effet sur la nationalité de l'adopté".3 Quant à l'enfant adopté par adoption plénière, il est assimilé complètement à un enfant biologique et légitime, y compris en matière de nationalité, c'est-à-dire qu'il sera français s'il répond à l'un des critères d'attribution de la nationalité déjà examinés. En particulier, l'enfant sera considéré rétroactivement comme français depuis sa naissance, comme il est de règle dans les cas d'attribution de la nationalité. L'adopté est un "Français d'origine".

    Ces règles sont restées stables depuis au moins 1939.


(Pour plus de détail, voir l'annexe III)

 

2.- L'acquisition de la nationalité française par mariage

 

    Une personne étrangère ou apatride qui se marie avec une personne de nationalité française peut devenir française.

    L'évolution des règles depuis 1945 à cet égard a été marquée par des allers et retours continuels. Tantôt on institue des restrictions, tantôt on libéralise. Aucune tendance d'ensemble ne se dégage de toute la période. Il y avait en 1945, là encore, une discrimination homme-femme, qui a disparu depuis lors (libéralisation). D'abord de plein droit, l'acquisition n'est maintenant accordée que sur déclaration de l'intéressé, donc sur la base d'un acte volontaire. On ne devient plus français en dormant (restriction). L'acquisition, d'abord effective sans délai après le mariage, intervient par la suite après un délai d'ailleurs fluctuant: après 6 mois, puis 2 ans, puis 1 an, puis de nouveau 2 ans, puis 4 ans, et même 5 ans dans certains cas. (restriction). La faculté est laissée au Gouvernement de s'opposer à l'acquisition, d'abord de façon discrétionnaire, puis limitée à certains cas définis (libéralisation). On introduit en 2003 une condition de connaissance suffisante de la langue française (restriction). On n'y avait donc pas pensé avant? La nullité du mariage  aboutissait logiquement en 1945 à exclure l'acquisition. Eh bien, aujourd'hui, un mariage nul, s'il a été contracté de bonne foi, n'empêche plus l'acquisition de la nationalité (libéralisation).

    On sent que des motivations antagonistes se sont affrontées au Parlement en un combat indécis au cours de toutes ces années.


(Pour plus de détail, voir l'annexe IV)

 

3.- L'acquisition de la nationalité à raison de la naissance et de la résidence en France

 

    Tout enfant né en France de parents étrangers acquiert la nationalité française à sa majorité.

    Toutefois cette acquisition est soumise à des conditions. Il faut que l'intéressé ait sa résidence habituelle en France. Il faut de plus qu'il ait eu sa résidence habituelle en France pendant une certaine durée, qui a fluctué. Depuis l'âge de 16 ans (1945); pendant les 5 années qui ont précédé sa majorité (de 1974 à 1993); pendant au moins 5 ans (encore aujourd'hui).

    Ces conditions étant remplies, l'acquisition a d'abord été automatique; puis subordonnée à une manifestation de volonté de l'intéressé; puis de nouveau automatique. Toutefois l'intéressé peut décliner l'acquisition offerte par la loi.

    Pour un mineur engagé dans l'armée française, les conditions d'acquisition de la nationalité française, déjà plus libérales que pour les autres, se sont encore libéralisées au cours de la période. Toutefois, pour lui, la nécessité d'une manifestation de volonté subsiste encore aujourd'hui.


(Pour plus de détail, voir l'annexe V)

 

4.- L'acquisition de la nationalité par déclaration

 

    Dans certains cas, l'intéressé, pour obtenir la nationalité française, doit non seulement remplir certaines conditions, mais encore effectuer une "déclaration" par laquelle il réclame la qualité de Français.

    L'enfant mineur né en France de parents étrangers peut réclamer la nationalité française à partir de l'âge de 16 ans s'il a sa résidence en France, et s'il a eu sa résidence habituelle en France pendant au moins 5 ans depuis l'âge de 11 ans. Quand il est plus jeune, dès l'âge de 13 ans, ses représentants légaux peuvent faire en son nom la même démarche, le temps de résidence habituelle en France étant décompté alors à partir de l'âge de 8 ans.

    En 1945, il n'y avait pas d'âge minimal pour le décompte des années de résidence habituelle en France. Le bébé au berceau était donc déjà en train de devenir français du seul fait que son berceau se trouvait en France…

    Autre cas de déclaration de nationalité: l'enfant ayant fait l'objet d'une adoption simple par un adoptant français peut jusqu'à sa majorité réclamer la qualité de Français. Disposition semblable pour l'enfant recueilli en France par des personnes ou institutions françaises. Les dispositions de 1945 pour les adoptés et les enfants recueillis étaient très semblables à celles en vigueur actuellement.

    Autre cas encore. "Peuvent réclamer la nationalité française par déclaration … les personnes qui ont joui, d'une façon constante, de la possession d'état de Français, pendant les dix années précédant leur déclaration".4 La possession d'état de la nationalité est une apparence forte de nationalité résultant d'une série de faits objectifs donnant à penser de bonne foi, tant à l'intéressé lui-même qu'aux tiers, que l'individu est français. Cette disposition a été introduite en 1993.

    En sens inverse, il arrive que des personnes perdent ou se voient refuser la nationalité française au motif qu'elles et leurs ascendants n'avaient pas réellement la possession d'état de Français. Mais le Code civil organise pour eux une "session de repêchage". Ces personnes peuvent en effet "réclamer la nationalité française par déclaration" si elles ont conservé ou acquis des liens manifestes dont la nature peut être très diverse, ou encore servi dans les armées françaises ou alliées. Ces dispositions ont pareillement été introduites en 1993.


(Pour plus de détail, voir l'annexe VI)

 

5.- L'acquisition de la nationalité par décision de l'autorité publique

 

    Pour conférer la nationalité française, l'autorité publique dispose d'un pouvoir discrétionnaire, mais encadré par des limites, le bénéficiaire d'une telle mesure devant remplir certaines conditions. Ces conditions sont:

    - avoir sa résidence en France au moment de la signature du décret de naturalisation;
    - avoir eu sa résidence habituelle en France pendant les cinq années précédant le dépôt de la demande;
    - avoir atteint l'âge de 18 ans;
    - être de bonnes vie et mœurs, et ne pas avoir été l'objet de condamnation pour crimes et délits constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation; ou pour acte de terrorisme; ou d'une condamnation assortie d'une peine égale ou supérieure à six mois d'emprisonnement; ou pour celui qui a fait l'objet d'un arrêté d'expulsion ou d'une interdiction du territoire français encore en vigueur; ou pour celui dont le séjour en France est irrégulier;
    - justifier de son assimilation à la communauté française, notamment "par une connaissance suffisante … de la langue, de l'histoire, de la culture et de la société françaises, … et des droits et devoirs conférés par la nationalité française ainsi que par l'adhésion aux principes et aux valeurs essentiels de la République."

    Des conditions identiques ou semblables existaient déjà dans le Code de la nationalité de 1945. Toutefois, en ce qui concerne la dernière condition, le Code n'exigeait que la connaissance de la langue, celle-ci n'étant pas complétée par cette longue liste d'exigences éthiques et culturelles qui existe actuellement.

    Mais ces conditions apparemment exigeantes sont assorties de nombreuses atténuations et exemptions qui en fragilisent notablement la portée. Et en 1945, il y avait aussi une liste très semblable d'exemptions.

    Ce qui vient d'être analysé, c'est le régime des naturalisations. Mais outre ces situations régies par un pouvoir discrétionnaire de l'autorité publique limité par certaines conditions plus ou moins élastiques, il existe un cas où l'autorité peut conférer la nationalité française, et un cas où il est obligé de le faire. Elle peut la conférer à l'étranger francophone qui contribue au rayonnement de la France et à la prospérité de ses relations économiques internationales (disposition introduite en 1993). Elle doit la conférer en faveur de tout étranger engagé dans les armées françaises qui a été blessé en mission à l'occasion d'un engagement opérationnel et qui en fait la demande.


(Pour plus de détail, voir l'annexe VII)

 

6.- Dispositions communes à certains modes d'acquisition de la nationalité française

 

    Deux dispositions méritent d'être notées à cet égard.

a) Certains séjours hors de France sont assimilés à la résidence en France5

Il s'agit de l'exercice hors de France d'une activité professionnelle pour le compte de l'Etat français ou d'un organisme dont l'activité présente un intérêt particulier pour la France; du séjour dans un pays en union douanière avec la France. La disposition, qui existait déjà en 1945, a été depuis lors  restreinte: l'assimilation se limite à ceux de ces pays qui sont "désignés par décret"; de la présence hors de France dans une formation de l'armée française; ou en qualité de volontaire du service national (cette dernière assimilation a été introduite en 1959).

    Malgré quelques fluctuations, la liste des assimilations à une résidence en France est restée relativement stable.

b) Exclusion des condamnés

Ne peuvent acquérir la nationalité française les condamnés pour crimes ou délits constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou pour acte de terrorisme; ou encore les condamnés à une peine égale ou supérieure à six mois d'emprisonnement, non assortie d'une mesure de sursis; ou encore les personnes ayant fait l'objet d'un arrêté d'expulsion, d'une assignation à résidence ou d'une interdiction de séjour encore en vigueur; ou encore celui dont le séjour en France est irrégulier.

    En 1945, les dispositions en toutes ces matières étaient à la fois plus et moins rigoureuses que les actuelles. Plus rigoureuses, puisque l'hypothèse d'un sursis n'était pas évoquée, donc n'exemptait pas de l'exclusion. Moins rigoureuses, puisque c'est seulement pour un emprisonnement supérieur à une année (et non six mois) que l'exclusion jouait.


(Pour plus de détail, voir l'annexe VIII)


III.- Perte ou déchéance de la nationalité française; réintégration dans cette nationalité

 

    Le droit distingue la perte de la nationalité française, la déchéance de cette nationalité et la réintégration dans cette même nationalité. Il est nécessaire de distinguer la perte et la déchéance. La déchéance est la conséquence d'actes coupables, crimes ou délits, ou tout au moins d'actes incompatibles avec la qualité de Français. Mais on peut perdre la nationalité sans avoir commis de faute, simplement en raison de la survenue de faits objectifs incompatibles, selon le législateur, avec la qualité de Français.

 

    1.- Déchéance de la nationalité française

 

    Le Code civil prévoit quatre cas possibles de déchéance de la nationalité:
    - condamnation pour crime ou délit constituant un acte de terrorisme ou une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation;
    - condamnation pour crime ou délit commis par des personnes exerçant une fonction publique et portant atteinte à l'administration publique. Il s'agit des abus d'autorité commis contre l'administration, mais aussi contre des particuliers;
    - condamnation pour s'être soustrait aux obligations résultant du Code du service national. Cette disposition subsiste actuellement malgré la suppression du service militaire obligatoire;
    - le fait de s'être livré au profit d'un Etat étranger à des actes incompatibles avec la qualité de Français et préjudiciable à la France.

    En 1945, le Code de la nationalité comportait déjà ces quatre cas, quoique parfois libellés de façon un peu différente. On a ajouté la mention du terrorisme en 1998. Le Code contenait aussi un cinquième cas: condamnation en France ou à l'étranger pour un acte qualifié de crime par le droit français, et ayant entraîné une peine d'au moins cinq années d'emprisonnement. Etrange mixage de droit français et de droit étranger.

    A noter que la déchéance n'est possible qu'à l'égard de personnes ayant acquis la nationalité française. Elle est donc inapplicable aux Français dits "d'origine".


(Pour plus de détail, voir l'annexe IX)

 

2.- Perte de la nationalité française

 

    Il existe six cas pouvant donner lieu à la perte de la nationalité française:
    - un Français peut demander à perdre la nationalité française s'il possède une autre nationalité. La loi cherche à éliminer les cas de nationalités multiples;
- la perte de la     nationalité française peut être prononcée par jugement si trois conditions sont remplies à la fois, à savoir: l'intéressé n'a jamais eu sa résidence habituelle en France; ses ascendants, dont il tient par filiation la nationalité française résident à l'étranger depuis au moins un demi-siècle; l'intéressé et ses ascendants n'ont plus la possession d'état de Français (sur ce concept, voir supra, section II.4, L'acquisition de la nationalité par déclaration de nationalité, et annexe VI);


    - le Français majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère perd la nationalité française;
    - une personne française qui épouse une personne étrangère et acquiert de ce fait la nationalité de son conjoint perd la nationalité française si en outre la résidence habituelle du ménage a été fixée à l'étranger;
    - le Français qui se comporte en fait comme le national d'un pays étranger peut, s'il a la nationalité de ce pays, être déclaré avoir perdu la qualité de Français. L'incidente "s'il a la nationalité de ce pays" traduit la volonté du législateur d'éviter les cas d'apatridie;
    - perd la nationalité française celui qui occupe un emploi dans une armée ou un service public étranger, ou dans une organisation internationale dont la France ne fait pas partie, ou leur apporte son concours, s'il conserve cet emploi ou poursuit son concours alors que le gouvernement français lui a enjoint de résigner cet emploi ou de cesser ce concours.

    De plus, n'oublions pas que, lors de l'étude sur la nationalité d'origine par droit du sol, nous avons rencontré des cas de répudiation possible de la nationalité française.

    Les dispositions actuelles sur la perte de nationalité française ne s'éloignent guère de ce qu'elles étaient en 1945 dans le code de la nationalité. Toutefois:
    - des dispositions comportaient une discrimination à l'égard des enfants naturels et des femmes. Elles ont été supprimées ou purgées de leur aspect discriminatoire. Une "femme française" devient "un conjoint français".
    - la plupart des autres retouches vont plutôt dans le sens d'une restriction des cas de perte de nationalité, donc d'un libéralisme plus grand dans la définition de la nationalité française. C'est ainsi que, depuis 1973, celui qui acquiert volontairement une nationalité étrangère ou qui l'acquiert par mariage, ne peut la perdre que s'il réside à l'étranger. La femme et les enfants du Français qui se comporte comme un étranger, en 1945 perdait comme lui la nationalité française. Cette extension a disparu;
    - il existe un cas pour lequel, au contraire, l'évolution du droit a plutôt accru le risque de perte de nationalité. A un emploi dans un service public étranger ou une armée étrangère, a été ajouté un emploi dans une organisation internationale. D'autre part le délai fixé pour obtempérer à l'injonction de quitter cet emploi a été ramené de six à deux mois.


(Pour plus de détail, voir l'annexe X)

 

    3.- Réintégration dans la nationalité française

 

    La réintégration dans la nationalité française concerne les personnes qui ont été françaises, mais qui ont perdu cette nationalité pour une raison ou une autre.

    En 1945, la réintégration était accordée par décret de façon discrétionnaire, toutefois seulement lorsque l'intéressé ne se trouvait pas dans certaines situations qui excluaient la réintégration. Les situations d'exclusion étaient:
    - l'intéressé n'a pas de résidence en France au moment où la question de la réintégration se pose;
    - l'intéressé n'a pu apporter la preuve qu'il a eu dans le passé la qualité de Français;
    - l'intéressé a perdu la nationalité française parce qu'il l'a répudiée;
    - l'intéressé est l'enfant naturel qui est devenu français parce que sa mère l'est devenue, mais qui a perdu la nationalité française parce que sa mère l'a elle-même perdue, s'étant mariée à un étranger alors que l'intéressé était encore mineur.

    Toutes ces restrictions ont disparu dans le Code civil actuel. Il est seulement précisé que la réintégration est soumise aux conditions et aux règles de la naturalisation, ce qui  confirme le caractère discrétionnaire de la réintégration. De plus, le code civil institue une procédure de réintégration, cette fois contraignante pour l'autorité publique, par déclaration de l'intéressé, et cela dans deux cas:
    - pour les personnes ayant perdu la nationalité française à raison du mariage avec un étranger;
    - pour les personnes ayant acquis une nationalité étrangère en vertu d'une mesure individuelle.

    Toutefois, dans les deux cas, la personne doit posséder avec la France "des liens manifestes".

    C'est en 1973 que le législateur a ainsi considérablement élargi les possibilités de réintégration.


(Pour plus de détail, voir l'annexe XI)


B.- Evaluation

 

    1.- Le législateur n'est pas devenu de plus en plus laxiste

 

    Lorsque je me suis proposé d'étudier notre droit de la nationalité, je me demandais si notre législateur n'avait pas été de plus en plus démagogue, et si l'évolution de ce droit n'était pas caractérisée par un élargissement inconsidéré de la réponse à la question: "Qu'est-ce qu'un Français"?

    A l'examen de l'évolution des textes, je dois conclure que non, la législation depuis 1945 n'a pas été marquée par une tendance quasi générale à l'élargissement de la définition du Français. Il apparaît plutôt que l'évolution met en lumière de nombreuses hésitations, des allers et retours, des règles que l'on assortit de nombreuses exceptions, dans le sens tantôt de l'élargissement, tantôt de la restriction, bref beaucoup de palinodies, comme si le législateur, après avoir posé un principe, était pris de remords et se croyait obligé ou d'abroger le principe ou d'en atténuer les effets. Le lecteur désireux de vérifier ce fait pourra utilement se reporter aux annexes, dans lesquelles les étapes de l'évolution de notre droit apparaissent de façon plus détaillée.

    Si donc les faits montrent pourtant qu'actuellement, beaucoup de personnes possèdent ou acquièrent la nationalité française sans vraiment la mériter, cela ne peut venir que de trois causes: ou bien c'est constamment, donc pendant toute la période étudiée, que notre droit a été trop laxiste, ou bien c'est l'application des dispositions en vigueur par l'autorité publique qui a été trop extensive, ou encore c'est parce que des règles, acceptables dans un certain contexte historique, étaient potentiellement dangereuses et sont devenues catastrophiques, le contexte ayant changé. Nous allons examiner dans quelle mesure les défauts de notre système relèvent de l'une ou l'autre de ces causes.

 

    2.- Est-il juste de dire qu'en étant français en vertu du droit du sol, on est "Français d'origine"?

 

    Nous avons vu qu'il y a deux catégories de Français de naissance. Ceux qui le sont par filiation – c'est le droit du sang - et ceux qui le sont dès que, sur deux générations il y a eu naissance en France – c'est le droit du sol. L'idée, juste, et traditionnelle en France, est qu'à côté du droit du sang, il faut faire une place à l'assimilation. On remarquera d'ailleurs que le prétendu "droit du sol" est dès le départ mâtiné de droit du sang, puisque la naissance en France d'un individu ne suffit pas pour lui conférer la nationalité française: il faut aussi que son père ou sa mère y soit né aussi.

    Or peut-on dire que le seul fait de deux générations de naissances en France suffit à assurer l'assimilation? La règle était peut-être – et encore! – acceptable à une époque où la quasi totalité des immigrants étaient d'origine européenne et chrétienne – Italiens, Portugais, Espagnols, Polonais -, mais l'est-elle encore alors que le gros des immigrants relève de cultures et surtout de religions qui sont totalement étrangères à notre histoire et notre tradition? Bien plus, n'est-ce pas induire en erreur que de classer ces Français par droit du sol comme des Français d'origine. Est-il juste de dire, comme l'affirme le Code, qu'un tel est d'origine française parce que son grand-père étranger, qui est peut-être encore vivant, est venu s'installer en France? Il y a là, me semble-t-il, un abus de langage. Et à notre époque où les communautarismes ont tendance à proliférer, le caractère d'étranger risque de subsister bien au-delà de deux générations.

    Combien sont-elles par an, les naissances en France donnant lieu à attribution de la nationalité française par droit du sol? Si les statistiques de l'INSEE permettent d'isoler, dans le nombre total des naissances en France, celui des naissances provenant de deux parents étrangers, elles ne permettent pas, à ma connaissance, de chiffrer avec certitude parmi ces dernières celles pour lesquelles au moins un des deux parents est né en France. C'est bien dommage, car ce nombre serait celui des Français dits "d'origine" par droit du sol. Certains calculs me permettent de dire qu'il est largement inférieur à 50 000 par an. Je ne serais pas surpris qu'il soit de l'ordre de 12 000 par an, ceci dit sous toute réserve. 

 

    3.- Les règles d'acquisition de la nationalité  détruisent la sagesse des règles d'attribution de celle-ci

 

    Quoi que l'on puisse objecter à l'encontre du libellé des dispositions relatives aux Français dits "d'origine", c'est-à-dire aux règles d'attribution de la nationalité française, ou encore, pour parler plus clairement, aux règles définissant qui est Français de naissance, il reste que ce premier jeu de règles est marqué par le souci de garantir la continuité historique et intergénérationnelle de la nation.

    Or en examinant les règles traitant des modalités d'acquisition de la nationalité française, donc des règles permettant à certains individus d'acquérir dans le cours de leur vie cette nationalité, on est obligé de conclure qu'elles ruinent les précautions établies par les règles relatives aux Français de naissance. Vous ne pouvez pas vous dire français dès votre naissance? Rassurez-vous et patientez, d'ailleurs peu de temps, car vous allez pouvoir le devenir à bref délai. Telle est l'incohérence de notre droit.

    Mais communiquons sans plus attendre les chiffres officiels relatifs aux différents modes d'acquisition de la nationalité française. Il faut reconnaître en effet que le nombre de personnes bénéficiant de l'un ou l'autre des modes d'acquisition de la nationalité française a fortement diminué au cours des dernières années, après un pic en 2004, avec toutefois une certaine remontée en 2014.  

 

Acquisitions de la nationalité française(1)
par ordre d'importance décroissante

Il faut deux générations de naissances en France pour être français dès la naissance. A défaut, votre naissance en France suffira et vous deviendrez français à votre majorité si vous avez eu et avez aujourd'hui votre résidence en France (cf. supra, A, I, 3). Vous pouvez même l'obtenir avant d'être majeur, dès l'âge de 16 ans, si, dans des conditions semblables de résidence en France, vous en faites, je ne dis pas "la demande", mais "la déclaration" (Cf. supra, A,I,4). Autrement dit c'est un droit. Bien plus, vos représentants légaux peuvent faire à votre place cette même "déclaration" dès que vous avez atteint l'âge de 13 ans. Il vous aura donc suffi de patienter pendant 13 ans pour surmonter le fait que ni votre père ni votre mère ne sont nés en France. Cette fois, nous sommes dans le droit du sol pur: je suis né en France, je suis français.

    Dans ces conditions, il ne faut pas s'étonner que l'on puisse lire dans un document de l'INSEE la phrase suivante: "5 % des descendants de deux parents immigrés n'ont pas la     nationalité française".7 Que représente quantitativement ce pourcentage? La même étude de l'INSEE affirme qu' "en 2008, 3,1 millions de personnes âgées de 18 à 50 ans, nées en France métropolitaine, sont enfants d'immigrés."  Et "50 % ont deux parents immigrés". C'est la catégorie qui nous intéresse ici, car dès lors que l'un des parents est français, l'enfant est français dès la naissance (voir supra, A, I, 1). Ces 50 % représenteraient donc environ 1,55 millions de personnes. Et si vous appliquez à cet effectif le pourcentage précité de 5 % restés étrangers, soit 95 % devenus français, on aboutit à environ 1,47 millions d'enfants de 18 à 50 ans nés en France de parents immigrés et qui sont français selon la loi. Retranchez si vous voulez de ce nombre les12 000 ou        même 50 000 enfants d'immigrés par an déjà identifiés plus haut et qui sont français à la naissance en tant que Français dits "d'origine", le gros du bataillon restera une masse d'étrangers devenus français par acquisition de la nationalité au cours de leur jeunesse, et à des conditions moins exigeantes, puisqu'elles ne requièrent qu'une génération de naissances en France au lieu de deux. Pourquoi une telle antinomie, une telle incohérence au sein de la loi? Comprenne qui pourra.

 

     4.- Acquisition de la nationalité sans aucune naissance en France

 

    Avec les cas d'acquisition de la nationalité française autres que ceux que nous avons déjà vus, aucune naissance en France n'est requise. Ni celle d'un parent, ni même celle de l'intéressé. Le caractère "français" des intéressés risque donc d'être beaucoup plus douteux. On trouve là les cas d'enfants adoptés ou recueillis, les personnes ayant la possession d'état de la nationalité française (rappelons que la possession d'état de la nationalité française est une apparence de possession de la nationalité), l'acquisition de la nationalité par mariage, ou encore par naturalisation. Quant aux cas de réintégration dans la nationalité française, tout dépend de la nature du titre à être français que les personnes réintégrées avaient eu précédemment avant de perdre la nationalité française. On peut donc trouver dans cette dernière catégorie des personnes qui avaient été françaises par naissance en France et des personnes qui avaient été françaises sans être nées en France.

    Ces personnes devenues françaises sans être pour la     plupart nées en France sont assez nombreuses: 75 966 en 20148, à quoi il faut, sinon ajouter, du moins associer les réintégrations au nombre de 2 600. Comparées au nombre des naissances en France de 2014, soit 781 167, ces        75 966 personnes devenues françaises sans être nées en France représentent un bonus assez considérable, de 9,7 %. Il y a donc lieu de souhaiter que les conditions dans lesquelles elles ont obtenu la nationalité française présentent des garanties suffisantes d'assimilation. Cela mérite sans doute un examen complémentaire. Il y a essentiellement dans ce contingent les personnes devenues françaises par mariage et les naturalisés (mais aussi sans doute les "autre déclarations").

a) Les personnes devenues françaises par mariage    
          
    On sait que le risque essentiel en ce qui concerne les personnes devenant françaises par mariage est celui des mariages blancs. Le mariage blanc est un mariage de complaisance par lequel une personne française accepte d'épouser une personne étrangère pour lui permettre d'obtenir un titre de séjour ou d'acquérir la nationalité française, la vie commune, une fois cet objectif atteint, apparaissant comme une fiction ou cessant rapidement après passage devant M. le Maire. Un mariage blanc est susceptible d'être frappé de nullité.

    Combien de mariages blancs en France ayant pour résultats une acquisition de nationalité française? Impossible à dire de façon précise. Il n'y a pas de statistique fiable sur le phénomène des mariages blancs. Il nous faut donc tenter de limiter l'incertitude résultant de cette lacune en cernant les groupes dont l'effectif est chiffrable et à l'intérieur desquels peuvent surgir des cas de mariages blancs.  
En 2009, le ministère de l'immigration évaluait à quelque 50 000 individus par an le nombre d'immigrants qui contractaient mariage avec une personne de nationalité française. Ces individus provenaient surtout du Maghreb, d'Afrique et d'Asie9. Bref, ce ne sont généralement pas des Portugais ou des Italiens… Et ce chiffre aurait bondi depuis 1995.

Il est vrai qu'en cas de mariage blanc, la fraude ne tend pas toujours à obtenir la nationalité française. Très souvent, elle vise l'obtention d'un titre de séjour (ou les deux). Toujours en 2009, ces mariages mixtes auraient été à la base de 40 % des titres de séjour de longue durée10. Nous pouvons cependant resserrer l'ampleur du groupe qui nous intéresse: celui à l'intérieur duquel il est possible de trouver des cas de fraude dont l'objet était bien l'acquisition de la nationalité française. En effet si vous vous reportez au tableau de la page 10, vous trouverez qu'en 2014, il y a eu en France 19 725 acquisitions de la nationalité française par mariage d'une personne étrangère avec une personne de nationalité française. Là se trouve le gisement de mariages blancs possibles ayant pour objet l'acquisition de la nationalité française. 

 

b) Les naturalisations

    Qu'en est-il en France? Le fait est que la naturalisation tient de loin le premier rang parmi les procédures d'acquisition de la nationalité française (voir le tableau figurant en page 10). A elles seules, elles représentent plus de la moitié de toutes les acquisitions. A côté des Français par filiation (au moins un parent français), qui constituent en gros la base la plus sûre de mesure des vrais Français, et qui ont été en 1914 au nombre de 716 595, les 55 010 naturalisations représentent un "bonus" douteux de 7,7 %, ce qui n'est pas rien. Douteux car les naturalisations présentent deux inconvénients ou risques. D'abord, elles sont, comme on l'a vu, discrétionnaires, ce qui ne veut pas dire qu'elles ne sont pas subordonnées à certaines conditions, de résidence en France, d'âge minimal, de bonnes vie et mœurs, d'assimilation. Mais ces conditions remplies, qui ne sont  certes pas négligeables, il reste que l'autorité est libre d'accorder ou de refuser la naturalisation. D'ailleurs, certaines de ces conditions laissent une part à l'appréciation: bonnes vie et mœurs, assimilation et connaissance de la langue française, tout cela ne se prête guère à une mesure mathématique!

    Le deuxième inconvénient de la     naturalisation est le fait que ce pouvoir discrétionnaire est accordé au seul pouvoir exécutif: la naturalisation est accordée par décret. Or chacun sait que le pouvoir exécutif, disons pour résumer le gouvernement, peut être tenté d'accorder la nationalité française pour des motifs électoraux à des personnes qui ne mériteraient pas de l'obtenir, mais qui peuvent fournir un vivier d'électeurs favorables au généreux gouvernement qui leur a conféré la qualité de citoyens. Il peut exister aussi des gouvernements tentés de régler l'irritant problème des étrangers en situation irrégulière par la solution la plus simple, à savoir transformer ces étrangers en Français.


    5.- Le démembrement du concept de nationalité

 

    A quoi sert le concept de nationalité? La possession de la nationalité est assortie d'un certain nombre de droits et obligations, de privilèges11 dont les étrangers sont exclus. Dépouillée de ces privilèges, la nationalité perd tout sens et tout intérêt. Or un véritable démembrement du concept de nationalité a été opéré par plusieurs voies. Telle est notamment la concession du droit de vote aux étrangers. Ce projet faisait partie des 110 propositions du candidat François Mitterrand, qui ne l'a cependant pas réalisé. C'est ensuite le traité de Maëstricht qui est revenu à la charge, au profit des ressortissants des autres Etats membres, et cela à un double titre. En ce qui concerne les élections municipales: "Tout citoyen de l'Union résidant dans un Etat membre dont il n'est pas ressortissant a le droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales dans l'Etat membre où il réside" (article 8B, § 1). Ensuite pour les élections européennes: "tout citoyen de l'Union résidant dans un Etat membre dont il n'est pas ressortissant a le droit de vote et d'éligibilité aux élections au Parlement européen dans l'Etat membre où il réside" (article 3B, § 2). Ces dispositions font partie du droit positif français, puisque leur substance a été reprise par le traité de Lisbonne (article 20 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne). L'idée a ultérieurement été encore élargie. M. François Hollande, dans son programme de candidature à la présidence de la République, avait prévu d'étendre, dans les élections municipales le droit de vote des étrangers aux ressortissants de pays non membres de l'Union. Mais une fois élu, il a renvoyé ce projet à des temps plus favorables. Cependant il demeure dans les intentions officielles de l'actuel Président et du Parti socialiste.

    Dans le même ordre d'idées, il existe un autre démembrement de la nationalité, lui aussi imposé par l'Union européenne. La France – comme sans doute les autres Etats membres – avait réservé certains emplois dans les services publics à ses nationaux. L'Union européenne a considérablement réduit le champ autorisé de ces postes réservés, donnant ainsi le droit à des étrangers ressortissants d'autres Etats membres de briguer des emplois dans des services jusque là réservés aux citoyens français. L'idée est au fond de majorer progressivement les effets de la citoyenneté européenne aux dépens de la citoyenneté nationale.

 

    6.- Lacunes des statistiques de nationalité

 

    L'INSEE donne dans son site internet d'excellentes définitions des catégories de personnes ayant accès à la nationalité française. Définitions certes très résumées mais pertinentes. Et pourtant il est impossible à partir des statistiques de l'INSEE de reconstituer l'état  complet des nationaux français. On peut y trouver l'effectif des personnes ayant acquis la nationalité française. On peut à partir des statistiques de naissance en France, identifier une bonne partie des Français dits d'origine en vertu du droit du sang (enfants nés en France de un ou deux parents français), mais manquent dans cette statistiques les individus nés à l'étranger de un ou deux parents français, puisque ceux-là aussi sont français par droit du sang. On ne peut pas non plus, par les statistiques de l'INSEE, connaître l'effectif complet des individus classés parmi les "Français d'origine" en vertu du droit du sol. Et les quelques études particulières effectuées par des agents de l'INSEE tournant autour des questions relatives aux nationaux, aux étrangers et aux immigrés ne sont pas conçues de manière à apporter une réponse exhaustive au souhait d'identifier de façon complète qui est français et qui ne l'est pas. Reconnaissons qu'il existe sans doute des difficultés techniques pour y parvenir.

 

    7.- Interférences entre la question de l'immigration et celle de la nationalité

 

    La présente note ne traite que de la question de la nationalité, non celle de l'immigration. Il n'est cependant pas possible et il ne serait pas sérieux de ne pas évoquer les liens entre les deux questions. Ces liens sont multiples et complexes. Evoquons-en quelques-uns.

    L'évanouissement progressif de la personnalité et de la spécificité nationales résultent principalement du jeu combiné de l'immigration puis de la plus ou moins grande facilité d'obtenir la nationalité. Séparément, le laxisme éventuel dans l'une seulement des deux politiques en cause, politique de l'immigration ou politique définissant à qui est accordée la nationalité française, est déjà très nocif en soi. Mais s'il y a laxisme dans ces deux politiques, c'est la catastrophe. Une immigration excessive, mais dont les effets seraient contenus par une définition rigoureuse et réaliste du Français, préserverait, au moins en principe, la maîtrise de la nation sur son destin. Mais si, après avoir laissé entrer dans le pays trop d'étrangers non assimilés, on leur accorde ensuite sans retenue les privilèges de la nationalité française, alors tout est perdu.

    D'ailleurs les interférences existent aussi à l'intérieur du bloc législatif sur la nationalité. Le droit du sang semble être la partie la plus sûre du droit de la nationalité, la garantie de poursuite de génération en génération d'une tradition française. Mais si, par un droit du sol impatient et prématuré, vous accordez la nationalité française à des personnes non assimilées qui ne la méritent pas, cette faille se prolongera par le droit du sang sur leurs descendants. Et voilà une des grandes sources du communautarisme: des groupes de prétendus "Français" restant héréditairement des étrangers. 

    Parmi les terroristes auteurs des attentats du 13 novembre 2015, on trouve des individus aux noms typiquement français: Bilal HADFI: il est français. Salah ABDESLAM: pourtant né à l'étranger (à Bruxelles), il est français. Son frère Brahim ABDESLAM est français aussi. Samy AMIMOUR appartient à une famille d'origine kabyle, mais né à Paris, il est français. Ismaël Omar MOSTEFAÏ est né de parents tous deux étrangers (le père algérien, la mère portugaise). Il ne peut donc bénéficier du droit du sang. Il est pourtant français, donc vraisemblablement en vertu du droit du sol dont nous avons dénoncé les faiblesses, à moins que ce soit par déclaration lorsqu'il était encore mineur, ou même automatiquement dès sa majorité, puisqu'il est né en France, à Courcouronnes (Essonne). Mais voici le plus typique exemple de notre gâchis législatif. C'est l'exemple du cousin Abdelhamid ABAAOUD et de la cousine Hasna Aït BOULAHCEN, l'un et l'autre impliqués dans ces mêmes attentats. Le cousin  est belge, la cousine est française. Comment cela se fait-il ? Moi, je suis français et tous mes cousins le sont aussi, parce que nous avons la même filiation. Nos ancêtres communs étaient français. Or les ancêtres communs du cousin et de la cousine étaient marocains. Et ils ne sont sans doute pas nés en France, ces ancêtres. Le père de la cousine a certes vécu longtemps en France, mais il est retourné vivre au Maroc: il a rejoint ses origines. Mais voici l'explication du mystère: le cousin est né en Belgique (à Anderlecht), donc il est belge. La cousine est née en France (à Clichy-la-Garenne), donc elle est française; Ne cherchons pas plus loin les origines de ces deux nationalités.

Voilà de belles illustrations des effets de notre droit de la nationalité, de notre droit du sol!

 

    8.- Projet de réforme annoncé

 

    M. Hollande a annoncé le 16 novembre dernier, au cours de la réunion du Congrès à Versailles, son intention de retoucher le droit de la nationalité. Il voudrait rendre possible la déchéance de la nationalité aux binationaux nés français coupables d'actes de terrorisme. Pourquoi binationaux? Parce que, comme nous l'avons déjà vu plus haut, on ne veut pas faire d'apatrides. Donc les terroristes qui ne seraient que français le resteraient. M. Hollande a donc eu une demi-idée. sa demi-idée n'est sans doute pas mauvaise en soi, mais elle semble très loin de répondre à tous les besoins de réforme de notre droit de la nationalité, beaucoup trop laxiste comme on a pu le vérifier tout au long de notre étude. Recourir à la déchéance, n'est-ce pas le signe que l'on a eu tort d'accorder à certains la nationalité française? Et plutôt que de devoir en dernier recours déchoir certains de la nationalité française, n'eût-il pas mieux valu ne jamais la leur accorder?

*
*   *

    Entreprise sous l'empire d'un sentiment d'inquiétude sur la fragilité de notre droit de la nationalité, la présente étude a été commencée de longs mois avant les derniers événements tragiques qui ont ensanglanté Paris le 13 novembre dernier. Pourtant ces événements semblent confirmer, hélas, dramatiquement le bien-fondé des sévères réflexions qui la parcourent.


Le 23 novembre 2015
Romain ROCHAS,
Docteur en droit,
Chef de division honoraire
de la Cour des comptes européenne.

Annexes
Par Romain Rochas
Nationalite Evolution du droit francais [...]
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Patriotisme économique et remplacement fusil FAMAS - industrie stratégique

 Le Général PM Gallois, qui a fondé  la doctrine de l'arme nucléaire française sous la Présidence du Général de Gaulle, était nul ne peut l'oublier, Président du Forum Pour la France.

 

Ardent défenseur de l'indépendance et de la souveraineté de la France,  il nous a souvent rappelés ,  la réponse du Général de Gaulle, lorsqu'il  a fallu régler le problème du transport de la bombe nucléaire française et que les américains ont voulu nous vendre les avions capables déffectuer cette mission
Réponse du Général de Gaulle NON .

 

L'indépendance et la souveraineté de la France exigent que : Et bien  la France a su et pu construire les avions nécessaires
Aujourd'hui, il s'agit de NOTRE Fusil d'assaut    ; Une directive européenne nous interdirait de fabriquer nous mêmes fusils, munitions, grenades, parce que nos sociétés spécialisées n'auraient pas réalisé un chiffre d'affaires de plus de 80 millions d'euros l'an pendant 3 ans.
Incroyable : nos fusils et cartouches fabriqués par un autre pays dont nous dépendrons forcément
 
Je tente de joindre le député de la nation : Philippe Meunier pour qu'il intervienne demain lors de l'émission ; Libre journal de la France Libre sur RADIO COURTOISIE, c'est un spécialiste de la question et un politique, qui comme le député Jacques Myard, ne mâche pas ses mots
 
Avant cette démarche, nous avons lu la fameuse directive, que par ailleurs, seule la France respecte; Elle est totalement incompréhensible, nous avons lu les notes pédagogiques d'experts en on ne sait quoi qui l'accompagnent : impossible de lire une quelconque information.
SI QUI NOUS PARAIT en première lecture : C'EST QUE LA FRANCE POURRAIT FAIRE FABRIQUER SES FUSILS, CAROUCHES et GRENADES par l'entreprise française désignée ci-dessous
Si cela se révèle juste, il faut que les Français sachent pourquoi ce choix d'une entreprise étrangère. Il faut que le politique  s'explique


Henri Fouquereau
Secrétaire général du FORUM DU FORUM POUR LA FRANCE


Merci


16 octobre, 2015 Nathan Gain (FOB) RP DEFENSE

 

Verra-t-on la même « pensée gaullienne » apparaître, celle-là même qui, par esprit d’indépendance, avait écarté les HK33, M16 et autres CAL pour favoriser le développement du FAMAS ? Il est sans doute trop tard pour l’industrie de défense française, mais l’affaire aura néanmoins permis de mettre l’accent sur une filière qui pourrait (devrait) maintenant rebondir sur l’exemple des récents succès français à l’export pour favoriser sa renaissance. Et pourquoi pas, lancer le chantier de l’après-AIF

 

Remplacement du Famas :


La saga du remplacement du FAMAS est, une fois encore, revenue sur le devant de la scène ces derniers jours. Fervents défenseurs du « Made in France », Philippe Meunier (Les Républicains) et Jean-Jacques Candelier (PCF) ont demandé au ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian de revenir sur sa décision d’acheter un fusil « étranger » pour remplacer les fusils d’assaut français. « Nous comptons sur votre sens de l’État pour revenir sur votre décision d’acheter un fusil d’assaut étranger afin de consolider notre filière nationale de l’armement terrestre du « petit ou gros calibre » », lui ont notifié les deux élus. Si le symbole est fort, cette ultime tentative n’a que peu de chances d’aboutir, tant la possibilité que le fusil d’assaut soit fabriqué en France est mince, voire inexistante.


Petit rappel. En service depuis presque 40 ans, le fusil automatique de la Manufacture de Saint Etienne (FAMAS) modèle F1 fut conçu à la fin des années 1960 autour de la cartouche d’origine américaine de 5,56 x 45 mm. Malgré des qualités certaines, le FAMAS est arrivé aujourd’hui en buttée d’évolution et de développement.


Aussi, une étude fut lancée dès 2009 pour la création d’une Arme Individuelle Future (AIF) à culasse calée capable de tirer l’ensemble des munitions de 5,56 mm OTAN et de recevoir le système FELIN. Une étude suivie, en 2014, par l’appel d’offres lancé par le ministère de la Défense pour renouveler le parc des FAMAS en dotation dans l’armée française. Un marché majeur qui porte sur la production de 90 000 fusils d’assaut dont 21 340 à livrer entre 2017 et 2019, 38 millions de cartouches et 92 000 grenades. Le tout pour un montant global évalué à 400 millions d’euros.


Une perspective à l’origine alléchante pour le marché français. Le hic, c’est que, depuis 2009, l’Europe interdit tout protectionnisme pour ce type de marché et impose à tous les Etats membres de lancer leur appel d’offres à l’échelle européenne ; ouvrant le marché « AIF » à des cadors du domaine, tel H&K ou FN Herstal.


En outre, le cahier des charges imposé s’est révélé particulièrement contraignant pour le seul candidat français, l’entreprise Verney-Carron. Chaque candidat doit en effet présenter des revenus supérieurs à 80 millions d’euros au cours des trois dernières années, alors que Verney-Carron, bien qu’en excellente santé, présente un chiffre d’affaire de 12 millions d’euros. Un critère financier imposé par des contraintes techniques, puisque le fournisseur devra être en mesure de répondre à toute commande imprévue et d’assurer l’entretien et la modernisation du matériel pendant les trente prochaines années.


... la priorité étant mise sur le renforcement d’un marché commun de la défense encore balbutiant et des industries nationales. Un marché européen dont les retombées, dans ce cas-ci, pourraient par ailleurs profiter à de nombreuses entreprises, comme Nexter Mechanics, basé à Tulle (Corrèze), ou Manurhin, basé à Mulhouse.


Cinq fusils d’assaut restent actuellement en compétition : le HK 416 de l’Allemand Heckler & Koch, le SCAR du Belge FN Herstal, l’ARX 160 l’Italien Beretta, le SIG 550 de Swiss Arms et le le VHS2, fabriqué en Croatie par HS Produkt. Les évaluations des armes proposées par ces cinq fabricants ont déjà démarré, le résultat du marché devrait être notifié en décembre 2016 pour un achat courant 2017 complet des forces en 2018.


Verra-t-on la même « pensée gaullienne » apparaître, celle-là même qui, par esprit d’indépendance, avait écarté les HK33, M16 et autres CAL pour favoriser le développement du FAMAS ? Il est sans doute trop tard pour l’industrie de défense française, mais l’affaire aura néanmoins permis de mettre l’accent sur une filière qui pourrait (devrait) maintenant rebondir sur l’exemple des récents succès français à l’export pour favoriser sa renaissance. Et pourquoi pas, lancer le chantier de l’après-AIF

La politique sociale de Charles de Gaulle: Alain Kerhervé

Un livre sur la politique sociale de Charles de Gaulle...

Alain Kerhervé, conseiller municipal d’opposition à Quimperlé est l’auteur d’un ouvrage intitulé Une Révolution en héritage, la politique sociale de Charles de Gaulle. (Ouest-France)  » Ce que l’on connaît de Charles de Gaulle, c’est l’appel du 18 juin, c’est la Ve République, c’est la place de la France dans le monde, explique l’auteur.On parle très rarement de sa politique sociale.

http://www.gaullisme.fr/2015/09/13/un-livre-sur-la-politique-sociale-de-charles-de-gaulle/

Louis XIV et nous

Par Hervé Beaudin
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Travailleurs détachés

Le Parti socialiste, qui tient son Université d'été à La Rochelle du 28 au 30 août a utilisé les services de travailleurs détachés roumains pour la préparation matérielle de cette rencontre. Ce recours à des travailleurs détachés est un moyen de ressusciter le fameux principe du pays d'origine, que la Commission avait tenté d'imposer, finalement sans succès, par la directive Bolkestein. La manœoeuvre du parti socialiste soulève un nouveau tollé. Le PS se défend en affirmant que ce recours est légal. Eh oui, il est légal, puisque le droit européen l'autorise! La question n'est pas de savoir s'il est légal, mais s'il est acceptable. Une fois de plus, nos gouvernants se couchent devant la légalité européenne.
 
Pourtant, lors des débats houleux de 2013 sur cette affaire des travailleurs détachés, M. Sapin, alors ministre du travail, avait déclaré: "Nous ne voulons pas laisser la concurrence déloyale s'installer et précariser les systèmes sociaux des pays avancés". Oui, mais, chez nos hommes politiques, il faut toujours soigneusement distinguer parole et action.
 
Il semble qu'après les protestations qui se sont élevées contre le comportement du Parti socialiste en cette affaire, ledit parti ait demandé à son cocontractant de mettre fin au contrat de ces travailleurs.

Par Romain Rochas
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Que doit faire un pays, pour investir pour le présent et pour l'avenir ?

Simple :
il lui suffit de créer de la monnaie et d'acheter avec des devises étrangères.  Il affaiblit ainsi  sa propre monnaie;  devient plus compétitif, et augmente ses réserves de change.
 
Il faut savoir que depuis la libéralisation des monnaies, depuis la concurrence libre et non faussée, depuis  que l'idéologie libre échangiste a été mise en service par Madame Thatcher et M. Reagan, on créé  de la monnaie sans qu'il y ait pour autant  création d'actif.
 
C'est ce qu'à fait la Suisse face à l'euro. Elle a créé du Franc Suisse, achèté de l'euro avec. Elle a ainsi fait  baisser sa monnaie,  augmenter le cours de la monnaie unique- juste un chiffre : Ses réserves de change en euros, sont passées de 190 à 537 milliards de Francs, sans rien faire d'autre que d'imprimer des billets Nous citons la Suisse à cause d'un (article du journal  Le temps : comment dépenser 537 milliards?), Nous pourrions citer d'autres Etats, sauf ceux de la zone euro, bloqués par un système archaïque "datant d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître".
 
Le seul problème qui vous reste :
Savoir que  faire de cet excédent d'argent et dans quoi l'investir
Cela parait bizarre comme cela, mais la création monétaire est utilisé par tout Etat dont les dirigeants veulent défendre les intérêts. Les Etats-Unis, 4 000 milliards + 85 milliards par mois pendant des années, c'est que fait la Chine actuellement, raison pour laquelle elle permet à l'Angola et à d'autres d'utiliser le Yuan afin de le rendre convertible et de pouvoir le faire accepter par tous (ses réverses en dollars baissent chaque mois, elle va donc entrer dans le système de l'édition des monnaies, la Russie, qui pour l'instant n'a pas le droit d'approcher l'imprimante, fera de même bientôt. Restera la zone euro, campée sur ses certitudes qui datent du temps des cavernes
 
Dans un autre temps,  nous aurions pu fabriquer des Françs, acheter du  DM avec, faire ainsi baisser le cours du Franc en augmentant celui du DM. Nous aurions pu alors rétablir la balance commerciale France/ Allemagne, vendre plus, augmenter nos recettes, augmenter les recettes de l'Etat,  maintenir l'emploi, ne pas nous endetter, ne recevoir d'ordres de personne d'autre que de nous, augmenter nos réserves de change. Nos élites à grosses têtes ont d'abord (VgE) fait exactement le contraire avec les MCM. Ils ont offert aux Allemands de les indemniser et leur ont rendu de l'argent à chaque fois qu'ils nous vendaient quelque chose, afin qu'ils ne soient pas pénalisés par leur monnaie trop forte. Ensuite F. Mitterrand a cru pouvoir  dominer l'Allemagne en lui supprimant sa monnaie. Il a simplement donné une dimension supplémentaire au DM en lui offrant la zone euro
 
Pour rester dans le peloton de tête des monnaies et des puissances économiques,  il aurait fallu conserver notre monnaie nationale, rester maître de notre destin,  et mettre un terme à cette loi imbécile, mais tellement juteuse pour certains, qui a voulu que le Trésor ne puisse plus être présentateur de ses propres effets à l'escompte du Trésor (il aurait peut-être aussi fallu nous mettre à mieux choisir nos élus)
 
Le résultat de nos politiques menées depuis 1976 : Balance commerciale en berne, des millions de chômeurs, le poids de l'Etat qui a diminué, nous ne pesons plus  sur notre avenir, un endettement qui dépasse la raison et que l'on ne pourra jamais rembourser -
Regardons les choses telles qu'elles sont : 1944 endettement de la France : 250% du PIB, seulement,  nous étions  maîtres de notre monnaie, le Général de Gaulle a nationalisé les banques, le crédit , alors l'inflation a remboursé  la dette et permis aux Français, dans le même temps de s'acheter leur pavillon et aux entreprises françaises d'investir. Voilà de la bonne politique, qu'il suffirait de réinstaller
 
Rèvons d'un article dans un journal français :
Mais bon sang que faire de tout cet argent?
Il suffirait pourtant de peu de choses : d'une lucidité, d'un courage politique et que tous ceux qui sont entrés en religion européiste jettent leur soutane aux orties.....................Si peu de choses pour redevenir une grande nation, c'est à pleurer. Des générations vont se demander : comment rembourser plus de 2000 milliards,  pendant que d'autres se demandent  comment dépenser 537 milliards.


Oui mais alors répondront ceux qui n'ont pas encore compris : l'argent ne vaudra plus rien? Va t-on enfin comprendre que l'argent n'est pas une valeur, mais simplement un outil, qu'il n'est pas fait pour être caché et accumulé dans des caves, mais pour circuler : l'économie d'un pays tient à la vitesse de circulation de SA monnaie et de sa redistribution qui ne peut être organisée que par un Etat fort.

 

Henri Fouquereau
Secrétaire Général du Forum Pour la France

Le Président Hollande et l'intégration

 

Dans l'entretien qu'ils ont eu avec M. Hollande ce 14 juillet, les deux journalistes qui l'interrogeaient, Mme Claire Chazal et M. David Pujadas, ont demandé au Président de la République quelles étaient ses intentions en matière d'intégration. C'est le terme qu'ils ont employé. Et M. Hollande a semblé rebondir sur ce terme, comme s'il l'attendait. Qu'est-ce donc que l'intégration?

 

Il y a trois procédés principaux pour avancer dans ce qu'il est convenu d'appeler la construction européenne. Le premier procédé est le transfert de compétences. A partir d'une situation où les institutions européennes n'existaient pas, les traités européens qui se sont enchaînés ont transféré de plus en plus de domaines de compétences des Etats membres vers l'Union. Et ce processus est allé si loin qu'il est difficile de trouver un domaine politique qui ne soit pas, peu ou prou, totalement ou au moins partiellement, du ressort des institutions européennes. Ce premier procédé suffit à priver les nations de l'essentiel de leur liberté propre.

 

    Le deuxième procédé, c'est la supranationalité, c'est-à-dire le fait que des décisions peuvent être prises par l'Union européenne même si certains Etats membres y sont défavorables, et en pareil cas, cela n'empêche pas lesdites décisions de s'imposer même aux Etats qui leur sont hostiles. On voit comment les procédés s'enclenchent de l'un à l'autre. On commence par vous dire: "Oui, certains domaines relèvent de l'Union, mais ces compétences européennes sont mises en œuvre par coopération entre les Etats membres. Ce que nous construisons, c'est "l'Europe des nations".

 

Or avec l'extension des cas de décision supranationales, c'est-à-dire par procédure de majorité qualifiée ou même parfois de majorité simple, cette prétendue "Europe des nations" devient une fiction. Elle introduit en fait un clivage entre les Etats majoritaires et les Etats minoritaires, entre les puissants et les faibles, et on le voit déjà bien dans l'Europe actuelle, avec au sommet l'Allemagne et tout en bas la Grèce. La France qui fait semblant de jouer le duo d'amour égal avec l'Allemagne, dans ce système ne fait vraiment pas le poids… Or le procédé de la supranationalité a été généralisé par les traités successifs, et tout particulièrement par le traité de Lisbonne qui nous régit actuellement.

 

    Mais les apparences subsistent. Nous avons des diètes qui représentent encore les Etats membres de l'Union – le Conseil européen et le Conseil -, et pour ne considérer que la forme, les décisions majeures sont encore prises en partie par les Etats. Reste alors pour parfaire le système le troisième procédé, celui de l'intégration. Pour faire comprendre ce qu'est l'intégration, je recourrai à une image. Vous avez plusieurs pièces métalliques qui, en combinant leurs mouvements respectifs, constituent un mécanisme opérationnel. Dans ce mécanisme, chaque pièce garde une marge de manœuvre, une certaine liberté de mouvement, une fonction propre. Mais vient un moment où l'on soude les pièces les unes aux autres, qui désormais ne constituent qu'un seul bloc solidaire. Et de plus, on lime si parfaitement les soudures que les pièces composantes cessent d'être identifiables une par une. Elles ont en fait disparu, étant remplacées par un bloc unique. C'est l'intégration.

 

    On fait de l'intégration en Europe lorsque les organes de décision cessent d'être représentatifs des Etats pour devenir des organes directement européens, sans la médiation des nations membres, sans racines nationales. Parmi les institutions, hormis le Conseil européen et le Conseil, toutes les institutions sont intégrées: Commission (les Commissaires ne représentent en aucune façon la nation dont ils sont originaires), Cour de justice, Cour des comptes, et même le Parlement européen qui se croit "démocratique", mais qui ne représente en fait aucunement les peuples, puisque tous ses votes se font sur la base d'affinités politiques européennes, jamais à partir de considérations nationales. Mais les "constructeurs" de l'Europe nouvelle ayant presque épuisé les ressources des deux premiers procédés - transferts d'attributions et supranationalité -, ont tendance depuis quelque temps à multiplier les tentatives d'intégration accrue. En voici quelques exemples. La présidence semestrielle tournante du Conseil, assurée à son tour par chaque Etat membre, a été doublée avec le traité de Lisbonne par une présidence du Conseil européen de deux ans et demi assurée par une personnalité non pas élue mais nommée et sans attaches nationales ("ne peut pas exercer de mandat national" 1). Le même traité de Lisbonne a créé une sorte de ministre des affaires étrangères de l'Union sans le titre (le titre, le projet de Constitution européenne de  M. Giscard d'Estaing le lui avait bel et bien donné, mais à Lisbonne, on a préféré créer la même fonction sans aller jusqu'à lui donner le titre explicite), doublant les diplomaties nationales. Intégration encore, avec le rôle accru conféré au Parlement européen, notamment avec la procédure de codécision, devenue de droit commun dans le traité de Lisbonne, et par laquelle les règlements, directives et décisions ne sont plus adoptés par le Conseil seul, mais par le nécessaire accord du Conseil et du Parlement européen. Exemple supplémentaire d'intégration, et non des  moindres, la création de la monnaie unique et du système européen de banques centrales, la politique monétaire cessant d'être le fait des Etats nationaux, les banques centrales nationales subsistant certes, mais dans un état d'étroite subordination à la Banque centrale européenne.

    Le terme "intégration" employé par nos deux journalistes, et repris avec gourmandise par le Président Hollande, était-il judicieusement choisi? Les intentions formulées par M. Hollande en réponse à la question des journalistes auraient en partie un effet d'accroissement de l'intégration, mais en partie aussi une portée plus intergouvernementale, lorsqu'elles relèvent surtout des deux premiers procédés évoqués ci-dessus. Deux procédés qui, soulignons-le, sont suffisants pour exténuer et déliter les nations! Comment serait composé ce "gouvernement économique de la zone euro"? Serait-il confié au Conseil ou au Conseil européen, organes non intégrés? Mais n'assisterait-on pas, comme il est habituel, à la confiscation pour l'essentiel du pouvoir par la Commission, ou même par la BCE et le FMI? De toute façon, ce serait soustraire la politique économique à la sphère propre aux Etats, et la transplanter au niveau européen, surtout lorsqu'il s'agit "dans une seconde étape", d'aboutir à un "budget de la zone euro". Et comme en ces temps d'austérité, les dépenses ne sont guère extensibles, cela devrait signifier un transfert de masses budgétaires des budgets nationaux vers le budget de la zone euro! Dans cette mesure, les choix budgétaires ne seraient plus nationaux, mais directement européens. Ces propositions prolongeraient ce qui a déjà été institué en 2011 et 2012 avec le "semestre européen" et l'obligation imposée aux Etats de soumettre leurs projets de budget annuel aux instances européennes avant leur adoption parlementaire. L'Europe a ainsi pénétré et pénétrerait encore plus dans le domaine de la souveraineté budgétaire, dernier carré de la souveraineté et de la démocratie nationales! Enfin que peut signifier la création d'un "Parlement de la zone euro"? Quelles seraient, là encore, les tâches qui seraient par là soustraites aux Parlements nationaux et transférées au niveau européen? Toutefois M. Hollande s'efforce de nous rassurer. Il veut conférer à l'Europe "des moyens d'action plus forts", mais "dans l'intérêt des peuples, pas pour les brider, pas pour brimer." C'est encore la fallacieuse "Europe des nations" qui veut nous séduire, ou plutôt nous endormir. C'est ainsi que son nouveau "Parlement de la zone euro" comporterait "une présence plus forte des parlementaires … qui représentent les nations". Faut-il comprendre que ce prétendu "Parlement de la zone euro" comporterait une composante intégrée de parlementaires européens et une composante non intégrée de parlementaires nationaux délégués de leur parlement national? Et dans quelle proportion? Et les uns et les autres désignés par qui? Ce serait donc un apparent retour partiel vers une organisation non intégralement intégrée, si l'on me passe ce jeu de mots. On conférerait à ce Parlement bâtard des compétences européennes (le premier procédé identifié plus haut); il y a tout lieu de penser que, comme toute assemblée, il prendrait ses décisions à la majorité (le deuxième procédé de la supranationalité); mais pour faire illusion, on insinuerait que les intérêts nationaux y seraient pris en compte du fait de l'origine d'une partie (ou de la totalité??) de ses membres. Il faut bien comprendre que ce caractère non totalement intégré ne suffit pas à redonner vie aux nations.

 

Le Conseil et le Conseil européen nous en donnent la démonstration. Ces organes sont devenus dans une large mesure des instances qui ne pensent qu'en termes européens, ayant largement perdu le souci des intérêts des peuples qu'ils sont censés représenter. Rappelons-nous aussi que le TSCG2 est un traité purement intergouvernemental, donc qui échappe en apparence aux contraintes propres à l'Union européenne. Pourtant cela n'a pas empêché à la dictature de la troïka - Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI - de peser de tout son poids sur les politiques des malheureux Etats subissant la crise financière. 

 

    Intégrés ou pas, les organes européens  ne cessent de pousser à ce qu'ils appellent "l'harmonisation", ou encore "la convergence". "Harmonisation des dispositions législatives et réglementaires des Etats membres", "Convergence des performances économiques des Etats membres, "Respect des critères de convergence" comme conditions de l'accession à la monnaie unique, ces expressions sont utilisées un grand nombre de fois par les derniers traités européens. M. Hollande, quant à lui, retient le terme de "convergence". Il assure que "les initiatives vont être prises" pour assurer "une convergence fiscale" et "sociale", et d'abord avec l'Allemagne.

 

    Harmonisation et convergence, termes en apparence rassurants, sont parmi les procédés les plus radicaux de l'intégration. Une image va là encore nous aider à le comprendre. Lorsque vous avez plusieurs plans d'eau communiquant par des écluses, vous pouvez maintenir dans les différents plans des niveaux d'eau différents à condition que les écluses soient fermées. Si l'on veut ouvrir les écluses, il est absolument nécessaire d'égaliser d'abord strictement les niveaux. Alors les écluses peuvent être ouvertes et plusieurs plans d'eau n'en font désormais plus qu'un. Dans l'Union européenne, on a prétendu supprimer toutes les frontières, qu'elles soient douanières (libre échange) ou migratoires (espace Schengen), on a ouvert les écluses. D'où les catastrophes auxquelles on assiste maintenant, les niveaux n'étant pas identiques dans tous les pays. Désindustrialisation: à l'instar de l'eau qui se précipite des niveaux élevés vers les niveaux plus bas, les activités industrielles se précipitent des pays à hauts salaires vers les pays à bas salaires; mais aussi des pays à forte fiscalité vers les pays à fiscalité plus modérée ou faible. Pression migratoire: afflux des ressortissants de pays sous-développés vers les pays à niveau de développement plus élevé. Si obstinés que soient les européistes fanatiques, ils ont bien perçu ces phénomènes. Aussi clament-ils que pour éviter ces inconvénients, il est nécessaire et suffisant de promouvoir harmonisation et convergence.

 

Lorsque tous les pays ont exactement les mêmes systèmes dans tous les domaines – salaires, fiscalité, système social, système de santé et de remboursement des soins, etc. -, en d'autres termes, lorsque tous les écarts de niveaux sont annulés, on ne doit plus craindre aucune turbulence aux frontières. Mais c'est au prix de l'interdiction de toute spécificité nationale des politiques. Chaque pays ne peut plus rien faire de spécifique et d'original, il compromettrait "l'harmonie" générale. On voit très bien que c'est comme cela que pensent les européistes. C'est la mort des nations, c'est l'intégration.

 

    Les intentions de M. Hollande soulèvent une autre question. N'assiste-t-on pas à un dédoublement de toutes les structures et politiques de l'Union, les unes s'appliquant à l'Union entière, les autres à la seule eurozone? M. Hollande veut un budget de l'eurozone. Mais n'existe-t-il pas déjà un budget important de l'Union européenne? M. Hollande affirme que ce serait "pour pouvoir agir en termes d'investissements". Mais le budget de l'Union n'est-il pas déjà bourré de crédits d'investissements, notamment avec les Fonds structurels? M. Hollande veut un Gouvernement économique de la zone euro. Les traités existants ne prévoient-il pas déjà une étroite coordination des politiques économiques, et cela au niveau de l'Union entière?


M. Hollande voudrait créer un Parlement de l'eurozone. N'avons-nous pas déjà un Parlement européen? Imagine-t-on un seul instant que l'on ait deux Parlements européens, l'un pour l'Union entière, l'autre pur la seule eurozone?3 Mèneraient-ils au moins des politiques convergentes? A quel gâchis, à quel surcoût, à quelle cacophonie n'assisterait-on pas?

 

    Enfin une dernière considération, mais qui risque d'être la plus déterminante. Imaginez-vous sérieusement Mme Angela Merkel applaudissant des deux mains à une pareille usine à gaz, à un projet qui va dans le sens  de ce que l'Allemagne a toujours refusé jusqu'à présent et ne peut que refuser, à savoir l'Europe de la péréquation financière entre Etats riches et Etats impécunieux? L'égoïsme allemand peut avoir du bon s'il nous empêche de sombrer dans des utopies meurtrières.


Meylan, le 29 juillet 2015,
Romain ROCHAS,
Chef de division honoraire
de la Cour des comptes européenne.

Un impératif pour la France : prendre la bonne direction

La globalisation voulue et décidée par les Américains depuis Bretton-Woods, FMI, Banque mondiale, suprématie du dollar sur les autres monnaies, puis GATT devenue OMC, tout cela aux ordres des Etats-Unis, trouve actuellement ses limites.


D'autres puissances : Chine, Russie, Etats émergents se sont levés non seulement pour dire NON, mais pour faire turbuler le système et peut-être même tenter de le faire exploser. La  Chine propose une banque d'investissement. Les BRICS proposent une banque d'investissement, la route de la soie, nouveau genre, inquiète l'Amérique. Bref cette globalisation se fracture, des plaques se forment, avec à leur tête un Etat champion : Etats-Unis avec ses alliés, Chine avec ses voisins,Russie avec l'eurasie, reste l'Ue qui reste quand même loin derrière avec depuis quelques temps son champion : l'Allemagne de Madame la chancelière qui nous range au rang des accessoires
 
Dans ce monde qui émerge, les seconds couteaux ne trouveront pas leur place, un petit strapontin pourra être offert, à condition de mettre le petit doigt sur la couture du pantalon, d'être bien obéissant et de dire OUI notre bon maître. Dans cette redistribution des cartes, la France n'a plus sa place, sauf à devenir l'ombre de l'Allemagne, l'ombre de son ombre, l'ombre de son chien. Un subalterne voici l'avenir décidé pour la France et accepté par ses gouvernants
 
Pouvons nous, nous fils de résistants, mais non seulement, nous Français, accepter un second rôle pour notre pays? Non, la flamme de la résistance ne s'éteindra jamais, nous sommes assez nombreux pour dire NON aux abandons, OUI pour remettre le pays dans la bonne direction, nous devons lui faire quitter la période des immenses douleurs, et le propulser à nouveaux vers celle des fécondes grandeurs.
 
Quelle peut-être cette direction? Simple, clair et pratique : notre langue, utilisée par des centaines de millions de personnes à travers le monde, notre grand large avec ses 11 millions de km2 d'eaux territoriales, nos territoires d'outre mer  ET ISSU d'une  histoire partagée ;  le monde francophone.


ce monde francophone : c'est 16,5 millions de km2, 4 fois le machin européen, 33 Etats, 450 millions de personnes, des milliers de km2 d'eaux territoriales, première puissance maritime mondiale. Position qui permet d'assurer partout de par le monde, nos lignes d'approvisionnement. Nos relations privilégiées en matière de diplomatie, de défense avec les Etats membres de ce monde francophone nous permettent de pouvoir aller partout, d'être présents partout afin de défendre nos intérêts, ceux de nos amis et puis

il y a les échanges

 

France des années 90 : part de la France dans le marché mondial = 6,5%
France 2014                  : part de la France dans le marché mondial = 3,1%

 

Nous avons perdu plus de la moitié de nos parts de marché pour avoir été les dupes d'une Europe à l'Allemande et d'une naïveté extrême pour les autres partie du monde - Chine Allemagne = + de la moitié de notre déficit commercial, le Président de la République a décidé : d'aider la première à mieux s'installer en Afrique et de se mettre à l'abri derrière la seconde en continuant à lui acheter ses productions. 1990, 2015 nous avons perdu 1500 milliards     avec le déficit de notre balance commerciale . Depuis 1974 jusqu'en 2013 nous avons perdu par rapport aux chiffres de croissance des 30 glorieuses ) 80,7 % de croissance En 2013 notre PIB 2113,7 milliards devrait s'élever à 3 803,7 milliards (les travaux de Monsieur M. Allais que je m'étais engagé auprès de lui à poursuivre)

 

Les dépenses de l'Etat actuellement 57% du PIB, ne représenteraient plus que 31% du PIB.

 

Rendons nous compte de ce que nous pourrions faire avec cette manne, pas d'endettement et de l'investissement. Et bien non depuis 1974, il a fallu casser le moule France et installer le pays dans un moule Europe, trop étriqué pour une puissance comme celle de notre pays.


Alors reprenons les rênes : c'est vers le monde francophone qu'il faut nous tourner, à nous de créer notre plaque et de la partager avec des peuples amis 


Le dernier rapport sur ce monde francophone dit ceci : toute richesse créée par la France, au bénéfice d'une économie locale dans un pays francophone revient toujours en partie dans le circuit économique français. Jamais plus pour la globalisation et jamais pour le machin européen, pompe aspirante qui ne retourne jamais rien
Le monde francophone c'est aujourd'hui 16% du PIB mondial et c'est aussi 7% de croissance - 7% aucune d'entre nous n'a jamais connu une telle croissance et si nous continuons avec l'Ue personne ne le connaîtra jamais? L'avenir le moins sombre avec l'Ue : la stagnation perpétuelle


Rien que l'Afrique francophone est lancée dans un rattrapage économique. C'est à la France de l'aider, pas pour prendre la part de tel ou tel, mais pour développer les deux économies : celle de l'Afrique, celle de la France


Toujours le dernier rapport : si deux pays partagent la même langue ses échanges peuvent être supérieurs de 50%


Voilà ce que propose le Forum Pour la France, une nouvelle voie, un nouveau choix. Un retour à notre politique ancestrales, à ce colbertisme bien de chez nous qui privilégiait l'excellence, la politique du Général de Gaulle basée sur un Etat fort, un plan une comptabilité nationale claire
Alors bien sûr, il va falloir trouver celui qui patronnera cette politique.


Pour l'instant le rôle du Forum est de dire, qu'il existe une autre voie que celle de la soumission à l'oncle SAM ou à la cousine Germaine.


C'est l'honneur la grandeur de la Franc qui est en jeu, c'est aussi le bonheur de son peuple


Henri Fouquereau
Secrétaire Général du Forum Pour la France
 

 

                                             

Construire l'union Francophone...

CONSTRUIRE L’UNION FRANCOPHONE

POUR CONSOLIDER
LA PLAQUE LINGUISTIQUE DE LANGUE FRANCAISE


Cette idée a été relancée récemment, notamment par Jacques Attali et Pouria Amirshami. La France devrait s’y engager ; c’est un grand projet dont elle a besoin pour rester une Nation, affirmer son universalisme spécifique et bâtir sa grandeur de demain. 


La « Globalization » met en contact, en frottement, pacifiquement ou non, des « plaques » de puissance et d’influence économiques, culturelles  mais aussi linguistiques. Les unions géoculturelles qui rassemblent des peuples partageant une même langue sont de telles plaques d’influence linguistiques. La Francophonie constitue donc la plaque linguistique de langue française. La France a vocation à en être le chef de file comme la Chine l’est pour une grande partie de l’Asie, la Russie pour  l’Eurasie. C’est une opportunité à ne pas «laisser filer » au moment où, par ailleurs, l’Allemagne joue de fait, de plus en plus, ce rôle en Europe
Son liant, c’est la langue française, son ciment l’agir, le vivre ensemble qu’elle permet.  
La plaque linguistique francophone sera d’autant plus importante et visible dans la mondialisation, qu’elle rassemblera un plus grand nombre de pays et comportera un plus grand nombre de locuteurs parlant français. Elle sera d’autant plus soudée qu’elle sera utile, bien réticulée, source de développement et de progrès et traversée par de grands réseaux fédérateurs de coopération et d’agir ensemble.


C’est dire l’importance de défendre et promouvoir la langue française et de développer la coopération et le vivre ensemble francophones. Les vents contraires sont nombreux. Les plus forts, ce sont ceux venant de la France du fait du renoncement actuel de ses élites, à son identité, à sa langue et à la Francophonie comme facteur de puissance.


Construire l’Union francophone c’est certainement le meilleur moyen voire le seul pour relancer la Francophonie et assurer sa pérennité dans un monde dominé par la puissance uniformisante anglo-saxonne, mais qui veut la diversité. Il s’agit de donner un contenu d’avenir à la plaque francophone, la troisième francophonie, la francophonie mondialisée, caractérisée par le dialogue des cultures et la solidarité qui prend la suite logique de la Francophonie d’Onésime Reclus et de la Francophonie de Léopold Sedar Senghor.
Voilà le défi posé, le chantier offert à la nouvelle Secrétaire générale Madame Michaëlle JEAN qui vient d’être nommée, fin 2014, au dernier Sommet de la Francophonie de Dakar, à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).


Que faire ?
D’abord un énorme et moderne travail de communication surtout en France où la Francophonie n’est connue de personne ni comme entité, ni comme concept. À titre d’anecdote significative, un haut fonctionnaire de l’Organisation internationale de la Francophonie se voyait demander récemment les statuts loi 1901 de son « association » alors qu’il cherchait à louer à Paris un appartement au nom de l’OIF. ONU, Union européenne et même Commonwealth connais, mais OIF connais pas. Voilà la triste réalité. Il faut s’attacher à mettre la Francophonie dans les têtes. Autre exemple, toutes les Écoles de Commerce françaises abandonnent leur nom en français pour un nom en anglais. C’est inacceptable. Une démarche de l’OIF au plus haut niveau auprès de leur Association pour y mettre fin est urgente et indispensable. C’est une question de bon sens.
En termes de communication, à l’interne, TV5MONDE doit être plus que maintenant, la télévision qui parle de la Francophonie et rend compte de ses activités. À l’externe, il faut que la Francophonie participe sur les plateaux de télévision nationaux aux grands débats politiques, économiques et culturels et noue des partenariats avec les associations, les fédérations et autres organisations … qui structurent les sociétés civiles. Faire connaitre l’Organisation internationale de la Francophonie est une nécessité.


Tout en assurant la continuité des actions déjà menées en matière de francophonie politique et de francophonie de solidarité, il faut de nouveaux programmes visibles et utiles. Mais pour qu’ils atteignent la masse critique et pour tenir compte des restrictions budgétaires, le partenariat doit être la règle ainsi que la mutualisation.


En matière de liant on pourrait se laisser aller à l’optimisme béat vu les projections démographiques africaines de 700 millions ou plus de francophones en 2050. Faut-il encore que pour y parvenir, certains pays africains n’abandonnent pas, comme le Rwanda, le français pour l’anglais et ceci est d’autant plus possible que les Français vont largement dans ce sens. 


Une bataille, une guerre est à mener d’urgence contre l’« anglobal » appelé aussi « anglobish ». Citant le livre de réflexion sur la langue française d’Alain Borer,  De quel amour blessée, Bernard Pivot a décrit dans le JDD du 14 juin cette maladie envahissante qui consiste à truffer les phrases de mots, d’expressions anglaises même lorsque l’équivalent français existe. Celui-ci est vite délaissé, oublié, jugé ringard. « La vitesse de propagation de l’anglais constitue un phénomène jamais vu dans l’histoire de la langue ».


Le partage du français étant le liant de la plaque francophone, la Francophonie et en particulier la Francophonie en Afrique, a besoin d’un grand nombre de professeurs de français pour enseigner le français aux jeunes francophones issus du « boom » démographique en cours. Un gros effort de formation a déjà été fait en particulier par l’OIF avec le programme IFADEM et le bilatéral français, mais on est très loin du compte. Il faut mettre en œuvre dans ce domaine en mutualisant les efforts, en multipliant les partenariats, en particulier avec les Collectivités locales, un grand réseau fédérateur de formation des enseignants de français.  


Pour cimenter la plaque francophone, d’autres grands réseaux de coopération   utiles et visibles sont à portée de main en s’appuyant sur l’existant dans les sociétés civiles.


Un réseau sportif en partenariat avec les fédérations sportives nationales et internationales. Quel francophone ne rêve-t-il pas, par exemple, d’une coupe francophone de football ? 


Un réseau universitaire de formation à l’excellence et aux métiers en partenariat avec l’AUF, l’Université Senghor d’Alexandrie, les établissements et leurs regroupements. Soyons le creuset de la formation des élites francophones en particulier dans le cadre du LMD. Les briques de ce réseau existent, il faut les rassembler et donner ampleur et cohérence à l’ensemble.
Un réseau économique impliquant les entreprises, s’appuyant sur les Chambres de Commerce et d’Industrie avec l’obsession de faire prendre conscience aux entreprises francophones de leurs forces et de leur faire connaitre la réalité économique de la Francophonie et ses potentialités.


Cette première énumération n’est pas exclusive, le champ des possibilités est large mais il faut pour que les réseaux réussissent s’assurer, outre leur utilité, de l’existence de grands partenaires forts et visibles dans les sociétés civiles.
En conclusion, la plaque linguistique francophone est une réalité pleine de potentialités.


 Il faut espérer que la nouvelle Secrétaire générale, Madame Michaëlle JEAN, pourra convaincre les pays francophones et la France en particulier, de se saisir de l’opportunité géopolitique et de développement qu’elle représente pour eux. 

 

Recteur Michel Guillou
Saint-Maur
Le 12 juillet 2015
 

Un certain 18 juin 1940...

AUX AMIS DU FORUM POUR LA FRANCE 
N'OUBLIONS PAS QUE LE 18 JUIN 1940, UN HOMME SEUL CONTRE TOUS,
a relevé le tronçon du glaive pour défendre l'essentiel : L'honneur, le bons sens, l'intérêt de la Patrie
Homme issu de l'histoire de la France, il savait et a voulu faire savoir que la flamme de la résistance ne doit s'éteindre et ne s'éteindra jamais
Il a combattu, ennemis et amis de la France, il a combattu le déraisonnable, il a lutté de toutes ses forces contre les impérialismes
il a affirmé que le seul combat qui vaille est le combat pour l'homme.
    Révolutionnaire, dans le bon sens du terme,  il a promu l'association, dans l'entreprise, dans la vie politique et partout en France
entre le socialisme et le libéralisme, quelque chose de simple, de digne et de pratique
Nous avons le devoir de continuer la lutte, afin de nous affranchir définitivement d'un socialisme inhumain et d'un néo libéralisme qui ne l'est pas moins
-=-=-
 
Le monde en crise sévère, pour une toute autre raison que celle de la finance
 
Le mondialisme, le tout concurrence, la recherche du plus petit prix, la lutte à mort contre l'inflation, voilà les responsables d'une crise sévère qui nous entraîne vers un naufrage imminent
 
Prenons un exemple : le Porc : la recherche du plus petit prix fait que le porc dont le prix a baissé de 20% en un an, est actuellement est acheté 1,24 euro le kg, l'éleveur en France touche une prime de qualité qui lui fait toucher un total de 1,40 euro par kg. Seulement le porc lui revient à 1,60 euro le kg. C'est à dire que depuis longtemps, l'éleveur perd de l'argent à travailler. Ce qui n'est quand même pas le but recherché par tout travailleur qu'il soit à son compte où pas
Bien évidemment, l'éleveur se met en colère et tout gouvernement aussitôt, qu'il soit de gauche comme de droite, verse une subvention, que le citoyen contribuable devra payer avec ses impôts.
 
Tous les élevages, veaux, vaches, cochons, couvées sont touchés, rappelons que 1,5 millions de poulets sont importés chaque semaine par la France, 
Bien évidemment et par voie de consèquence,  les abattoirs  ferment les uns aprés les autres.  GAD - AIM
 
D'où vient le mal? De la grande distribution qui met les éleveurs français en concurrence avec des pays ou l'élevage de la bête se fait dans des conditions atroces, ou les employés sont sous payés, où aucune norme n'est repectée.
 
En France tout éleveur doit  respecter les normes, les directives et les règles, et pour cela il doit emprunter. Hier les intérêts de l'emprunt étaient supprimés par l'inflation, c'est le contraire qui se passe aujourd'hui, hier l'éleveur, qui élevait à l'ancienne, fournissait des bêtes de qualité, aujourd'hui le cochon ne sent plus le cochon, le lard n'est plus gras, la farine et les produits polyphosphatés ont fait leur oeuvre : insipide, on peut, pour faire des patés (tous industriels) mettre n'importe quoi, sauf du cochon
 
Bien sûr ce sera le règne de centres d'élevage énorme, avec des bêtes nourries avec du poisson oui du poisson, car la farine issue des poissons non comestibles, ne vaut rien et elle nourrit tout dont d'autres poissons et l'homme- Les bêtes ne voient jamais le jour, ne marchent plus, ne bougent plus. La couleur , le goût, la forme aussi, sont apportés par des adjuvants, que seuls des chimistes peuvent décrypter. Même chose pour les fruits et légumes qui ne voient plus ni le jour, ni le soleil, même plus la terre
 
Les grosses sociétés qui s'intallent dans des pays à bas coûts de production, profitent des prix de vente les plus bas, puisque le prix de revient est encore plus bas- et ils enrichissent de plus en plus l'actionnaire au détriment, de l'employé et du consommateur.
 
Comment avons nous pu laisser en 1973, puis 1976, nos responsables politiques  instaurer le système des changes flottants et imposer la libéralisation de la monnaie : un homme, chez nous, VgE a signé les deux fois, la première en tant que Sinistre des finances, la seconde, les pieds dans l'eau d'une piscine, là bas à la Jamaïque. Madame Thatcher et R. Reagan n'avaient plus qu'à prendre les commandes pour imposer leur néo libéralisme : baisse d'impôts pour les plus riches, moins de dépenses pour les Etats, redistribution dans un seul sens.
 
Nous pourrions admettre qu'un populiste énivré par ses propres paroles, puisse commettre cette erreur monstrueuse, mais pas giscard le petit, dont l'intelligence ne peut être mise en doute. IL SAVAIT, comme toute personne ayant lu quelques livres sur l'économie.
 
ENFIN  le FMI vient de contester la théorie libérale de ces gens entraînés par l'école de Chicago qui affirmait que plus les riches étaient riches et plus cela contribuerait à la croissance.  Plus de 40 ans pour trouver le mal. Mais bon sang, il n'avait qu'à demander, gentiment ont leur aurait dit  :
Fin des années 70 au invité au Sénat, j'ai posé le problème : ultra libéralisme, SMI, MCM -   les MCM étaient en discussion :  il s'agissait de rembourser à l'Allemagne la différence entre DM et Franc, dés que l'Allemagne vendait chez nous. Plus bête on meurt, quoi que giscard et Chirac en taxant l'investissement avaient fait aussi bien. Le chef de groupe a sifflé et tous comme un seul homme ont accepté les MCM qui ont favoriser la réindustrialisation de l'Allemagne, l'agro alimentaire allemand est devenu notre concurrent - bas prix, puisque subventionné par nous
 
Mon boucher, qui n'est pas bouché lui, me dit, si un riche seul peut se payer une entrecote, je suis ruiné. Si la multitude possède un pouvoir d'achat suffisant, je travaille - tout est dit; Et malgré cela les politiques du monde entier, font évoluer depuis 40 ans la richesse des plus riches, laissant les plus pauvres et les classes moyennes sur  le bord du chemin.
 
Le FMI a fait les comptes : lorsque les 20% les plus riches voient leur pouvoir d'achat augmenter de 1%, le PIB régresse de 0,8% dans les 5 cinq ans qui suivent.
 
Par contre si les plus pauvres voient leur pouvoir d'achat augmenter de 1% la croissance s'élève de 0,38%
Le problème est là : 17 millions de personnes dans le monde détiennent 41% de la richesse mondiale - 17 millions de personnes ne consommeront jamais autant que 7,5 milliards de gens, or nos riches ont vu leur richesse augmenter de 12% en 2014, pendant que les autres claquaient du bec
 
Mais plus fort encore, nos génies du mal, ont tant et si bien fait, que notre richesse s'en va dans la région  Asie Pacifique, qui deviendra, la région la plus riche du monde (hors Japon) en 2019 et là, le même problème va se poser et certainement accentué : l'argent là bas ne reste que dans quelques coffres
Continuons à acheter chinois ou autre, nous supprimerons des emplois, de la richesse et nous perdons nos valeurs
 
Va t-on enfin prendre conscience du problème : la puissance aujourd'hui, c'est l'argent. Philippe Folliot ayant un engagement de dernière minute, il a du se décommander pour ma prochaine émission (mardi 23 18 à 21 heures) Julien Aubert, député de la nation sera mon invité. Il interviendra sur le dossier Alstom, le dossier ,AREVA, la vérité doit être dite :     avec cette recherche du plus petit prix qui lamine les marges des entreprises restées en France et les recettes fiscales de notre pays. Nous ne pouvons plus assurer le financement  que demandent ces entreprises. Voilà ce que donne cette recherche du plus petit prix.
 
Henri     Fouquereau
Secrétaire général du Forum Pour la France

 Manifestations et agenda

Demain colloque : "La France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante" qui sera présidé par J. Myard. Le Forum Pour la France y sera très fortement représenté, et l'un des nôtres a fait s'inscrire : un Ambassadeur et deux attachés militaires, donc trois  ambassades différentes seront représentées grâce à nous
Comme quoi, dés que l'on évoque l'indépendance et la souveraineté, nombreux sont ceux qui montent aux créneaux. La lutte pour la souveraineté des uns  sert le combat des autres. Le mondialisme s'effrite, c'est vrai, mais les plaques qui se constituent privent et peuvent priver certains Etats de leur indépendance.

 

Si nous voulons un retour aux Etats nation, il faut que chacun, de chez soi, ravive la flamme.

 

ET SURTOUT, nous ne devons pas laisser ce combat entre certaines mains, ce qui le condamnerait.

 

La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra jamais - appel du 18 Juin 1940- Général de Gaulle-
 
Emission du Libre Journal de la France Libre sur Radio Courtoisie. Notre ami député, devant aller en mission dans des pays exotiques, nous enregistrerons samedi matin, pour une diffusion : le mardi 26 mai


Edito : la théorie des plaques : l'Eurasie, je traiterai donc de la Russie, son présent, son avenir. Nous aurons certainement lors d'une de nos prochaines réunions, une personnalité de l'Ambassade de Russie qui viendra nous entretenir des relations Franco-Russes
Jacques Myard, député de la nation et Alain Cotta, professeur émérite de sciences économiques rebondiront sur le sujet.

Ensuite l'emploi, nous travaillons depuis quelques semaines le sujet avec le Professeur Cotta : Raison de notre travail, un rapport de scientifiques américains qui dit que 47% des emplois  seront supprimés, d'ici quelques années. C'est ce que le Forum annonçait il y a quelques mois et pour l'instant nul ne sait ce qui pourrait redonner du travail aux gens. Nous sommes en phase de réflexion : L'informatique, la robotique prennent les places :
La preuve : Le PIB de la France a été multiplié par 10 entre 1974 et 2014 - dans le même temps le nombre de chômeurs a été multiplié par 5 et le nombre de demandeurs d'emplois par 10 -

 

Le FPF a été l'un des premiers à trouver que si le taux de productivité était supérieur au taux de croissance, des emplois étaient définitivement détruits.


Il serait peut-être temps de se pencher sur le problème désigné par le FORUM.


Malheureusement se préoccuper des guéguerres entre la gauche et  la droite, s'opposer à tout et à n'importe quoi, rêver d'élections, parait  proccuper  plus fortement nos compatriotes et le monde politique, que tout autre chose.

La France, ce n'est pas la gauche, la France ce n'est pas la droite. Qu'on nous fiche la paix avec ces positionnements démodés et que l'on se mette à réfléchir et à oeuvrer. Dans le monde politique actuel il n'y a plus ni gauche, ni  droite. Lorsque l'on  examine le monde politique , une seule chose est certaine : les deux cotés se positionnent au centree et se rejoignent encore en étant  européistes et atlantistes avant tout- F.Hollande, n'est pas un homme de Gauche, certainement moins à droite que Mitterrand, il ne peut être que centriste. Ceci  qui peut paraître comme une hypothèse, par contre la certitude : Il est européiste et atlantiste, donc destructeur de la nation France et là tous s'y retrouvent à l'aise. "Ces gouvernements, allégeant que la France est une puissance moyenne, ce sont mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat".
 
Ensuite, nous reprendrons les thèmes du colloque : La France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante : J'avais traité du sujet sur la TV iranienne
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Le samedi 6 juin, Alain Bournazel organise une réunion, dont nous reparlerons
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Dimanche 14 Juin : Fête de la Courtoisie à l'espace Champerret : Fête du Livre : mes invités, le député de la nation Jacques Myard qui dédicacera ses derniers ouvrages.

Professeur Alain Cotta, même chose - Recagnat pour ses derniers livres, Pierre- Yves Rougeyron et Alain Rohou: Pour "Libres" et Enquête sur la loi du 3 Janvier 1973, la superbe étude de P.Y Rougeyron


Votre serviteurs pour son livre contenant les éditos de l'année et quelques interventions, cette année quelques dossiers.

 

PROCHAINE REUNION DU FORUM  POUR LA FRANCE :  Jeudi 25 juin

 

Nous envisageons la tenue d'un repas pour les Gaullistes, le midi avant la réunion : 12 h 14 h. Pour ceux qui seraient intéressés, inscrivez vous par retour, afin que nous puissions trouver une salle, afin qu'elle nous soit réservée. (Certainement Restaurant de l'Assemblée, rue de Bourgogne 75 007, à deux pas de l'Assemblée, ce qui nous permettrait de nous rendre en qqs minutés à la salle de réunion (3 rue A. Briand Assemblée nationale)
Dimanche 14 juin, fête de la Courtoisie - à l'espace Champerret
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J'aimerais vous signaler que nos jeunes qui montent des équipes, couvrent pratiquement l'Hexagone : manque Corse - Languedoc Roussillon  et Normandie
Pour ceux qui voudraient poursuivre nos combats sur le terrain
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J'ADORE :  UN COMITE THEODULE VIENT DE RENDRE SON RAPPORT AU GOUVERNEMENT
Suite à ce rapport, le gouvernement a décidé la fin du CV anonyme. Jusque là tout va bien
Mais : dans le rapport ; Après étude des impacts auprès des sociétés de plus de 50 salariés :  le comité inscrit dans le rapport deux choses
1)Le caractère obligatoire à l'anonymisasion des CV est inefficace et coûteux, le comité invite le Gouvernement donc à revenir sur la loi sur l'égalité des chances qui date du 31 mars 2006 - Si le comité prouve effectivement que cette décision est inefficace et coûteuse, il faut  la supprimer. Ce qui est, ou sera fait.


OUI MAIS : dans le même rapport et quelques lignes plus loin : Cette obligation n'a toutefois jamais été appliquée faute de décret.


Sacrée étude, et c'est un groupe d'experts sous la Présidence de C. Sciberras qui a effectué le travail, écrit et rendu son rapport
 Dormez tranquille braves gens, les comités veillent sur vous- Bien évidemment , on ne perd pas les occasions de mal faire. Ce CV anonyme sera remplacé par un"CLASS ACTIONS" antidescrimination
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La superbe société ZODIAC, née française en 1896 vient de déposer son bilan : Elle avait été achetée par un fond de pension  l'américain     CARLYLE, qui comme pour tout ce qu'il achète a découpé l'entreprise en tranches, vendues : branche aéronautique (sté spécialisée dans les ballons), puis le secteur plaisance à un autre fond américain. Employés 500 mis sur le tapis, CA divisé par deux : on connaît le système on dégraisse, plus aucun investissement, on prend les billes, on dépose le bilan - rendement à court terme et rien d'autre. Va t-on enfin cesser de vendre nos fleurons -le Docteur Bombard a traversé l'Atlantique seul sur un Zodiac en 1952 -a des cies caïmans qui croquent tout?  Nul doute que nous retrouverons  les productions quelque part dans des pays lointains à bas coûts de main d'œoeuvre - L'entreprise de déconstruction est toujours en marche.

 

Henri Fouquereau
Secrétaire Général du Forum Pour la France

Démos cratos en danger - République vassalisée

Il est inscrit au parti socialiste, il est de gauche, Président de l'Assemblée nationale, mais pas démocrate, car il propose, de rendre le vote OBLIGATOIRE.
CONTRAINDRE, FORCER, OBLIGER, nous devons constater que l'extrémisme a contaminé une grande partie du monde politique.

Rappelons au Président de l'Assemblée que dans les droits imprescriptibles de l'homme : "Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen", il est inscrit : La liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.

Monsieur le Président, votre discours nous amène à penser que comme vous ne pouvez plus, à cause de décisions prises par le monde politique, assurer la propriété de nos entreprises par ex. Que vous ne pouvez plus à cause de Schengen, assurer la sûreté des gens et des biens, et que vous déniez toute résistance passive, 1 million de gens dans la rue, cela ne semble pas vous émouvoir. Alors maintenant, vous pensez que la liberté doit être revisitée.

C'est la seule chose qui nous restait encore et nous pensions que nul n'oserait plus jamais y toucher. Que ce bon sang de Français en abuse en ne se rendant pas aux urnes est une évidence, mais aussi faudrait-il au contraire, l'inciter, plutôt que de le contraindre.

Or vous proposez de lui supprimer ce coin de liberté. Mauvaise manière, il suffirait d'affirmer que la liberté implique quelques devoirs, ce qui n'est pas plus transmis, et surtout pas par les politiques. Le devoir, chez nous, devrait être librement consenti : oui mais, il faudrait que mes Parents, que mon Professeur des écoles, que la presse m'apprennent ce qu'était mon pays et ce que tous, nous lui devons. En supprimant l'apprentissage de notre Histoire, celle de notre langue, en imprimant à la place les repentances devenues perpétuelles - Vous avez d'ailleurs oublié le fait que Vercingétorix a du abuser de la patience des Romains, et qu'il aurait fallu nous en excuser, et ce n'est pas en remplaçant le courage par le lèche "bottin" (je viens de l'inventer pour être à la mode) que les Français partageront ce droit, mais aussi ce devoir moral d'aller voter. je vote donc je suis un citoyen, je ne me rends qu'à la grande surface, donc je ne suis plus qu'un consommateur, manipulé, décervelé, dé nationalisé.

Avant, Juste un petit conseil, si vous obligez TOUS les Français à se déplacer pour voter, votre parti risque de disparaître, d'autres aussi d'ailleurs et les tribunes qui vous font face actuellement, seront occupées par des tricoteuses de l' extrême gauche et de l'extrême droite.

Nous laisserons ce stupide bonhomme pérorer du haut de son perchoir, "il est content coco" pour descendre dans l' arène et dire: Le vote : il existe, partout dans le monde un problème ; l'abstentionnisme, mais aussi un autre : le droit de vote accordé aux étrangers, le FPF devra se pencher sur la question.

Pour l'abstention, le mondialisme fait que nul ne sait plus qui dirige quoi, qui possède le pouvoir, qui dicte la loi : pour nous . OMC, Bruxelles, Francfort Washington, Berlin et peut-être demain Pékin, Si Paris faisait entendre sa voix ailleurs que dans les salles d'attente, peut-être que nos concitoyens seraient fiers d'aller voter - referendum sur la Constitution en 1958, alors que la voix du Général tonnait dans l'Hémicycle = + de 80% de votants.

Mais si Monsieur, au lieu de contraindre, vous tentiez d'attirer le citoyen vers les urnes?
Comment, mais en lui donnant envie de voter, c'est à dire de PARTICIPER.

Je suis contre la politique menée, mais je ne peux m'exprimer sur ce rejet que de deux façons : en votant pour l'extrémisme qui n'apporte aucune solution, mais dont l'histoire nous apprend combien elle est dangereuse et l'abstention, qui n'en amène aucune, mais qui jusqu'à présent, nous laissait LA LIBERTE.

La solution serait bien sûr d'entraîner l'adhésion, de mener une politique, je ne dirai pas forcément meilleure, car il faudrait définir le bon et le mauvais, mais conforme aux voeux des Français.

Seulement, ne rêvons pas, il va falloir quelques années avant que des équipes soient formées à cette discipline : appliquer dans des textes la volonté des Français et descendre dans l'arène pour écouter le peuple, normalement souverain et même lui expliquer le pourquoi du comment d'un projet.

Reste une solution tout à fait "démocratique", cette chose en grand danger : LE VOTE BLANC, je participe, parce que je VEUX participer.

Non significatif diront certains, sauf que la majorité des petits partis voudraient atteindre ses scores : entre 5 à 6% des votants.

Seulement, il ne sert à rien d'autre que de se déplacer pour remplir son devoir de citoyen ; La chose a été entendue, le code électoral a été changé :
son art L65 modifié par la Loi 2014-72 du 21 02 2014 ; les bulletins blancs seront décomptés séparément et annexés au Procès verbal, sauf que cela ne modifie en rien le résultat du vote. Aussi, une minorité règne toujours sur la France, supprimant au peuple sa souveraineté. Exemple ; Septennat : abstentions 69,8% à peine 7% des inscrits ont imposé le quinquennat avec les conséquences que nous connaissons : une sempiternelle période électorale, à laquelle tous participent, mais que peu concrètisent par un bulletin glissé dans l'urne.

Alors que faire? Il suffit d'Incorporer les bulletins blancs dans la catégorie : SUFFRAGES EXPRIMES pour que cela change tout. La majorité des 50% serait nettement plus difficile à obtenir. ET SURTOUT : un referendum : OUI = 50% des voix+1 - si les blancs prennent valeur de suffrages exprimés, ce 50% se transforme en 60%.

Si le vote blanc avait été comptabilisé en suffrages exprimés lors du traité de Maastricht, nous serions toujours libres et indépendants, avec le système actuel, une petite minorité a fait la loi.

Pour le scrutin uninominal à deux tours, le pourcentage par rapports aux inscrits, avec le vote blancs serait plus difficile à obtenir, il entraînerait obligatoirement une élévation du seuil.

Et si un Président de la République doit être élu à la majorité absolue, le vote blanc aurait interdit toute élection depuis un moment.

Deux Problèmes, pour des histoires de boutiquiers, des Mrs Bartelone voudraient porter atteinte à la Démocratie. Alors le vote blanc est à peaufiner, il faut réfléchir, en mesurer toutes les conséquences. De toute façon, se faire élire par 8% des inscrits n'est pas démocratique.

J'allais commettre l'erreur d'écrire Vive la République, mais non, là aussi, elle est en danger - SONT REPUBLICAINS TOUS LES FRANCAIS QUI VEULENT QUE LA FRANCE RESTE Libre, indépendante et redevienne SOUVERAINE, alors que la République est entrain de se faire coloniser par la seule droite
Alors VIVE LA FRANCE.

Henri Fouquereau

Secrétaire Général du Forum Pour la France

Interview d'Henri Fouquereau

Interrogé par une télévision iranienne, Henri Fouquereau a répondu aux 3 questions qui lui ont été posées :

 

I) la France peut-elle toujours se dire souveraine

 

Henri Fouquereau: oui sans hésitation, parce qu'elle en possède toujours les moyens, qu'elle se situe toujours dans le peloton de tête des nations
Bien évidemment, la souveraineté des Etats s'est transformée, nous appartenons tous plus où moins à des institution internationales : droits de l'homme, OMC etc mais pour l'essentiel, la France reste souveraine
Deux carcans : OTAN et Ue, pour le premier, le Général de Gaulle a prouvé qu'il était possible de le quitter, qu'il suffisait d'une volonté politique, pour le second, il s'agit d'un traité, qui comme tous les traités peut être défait par un autre traité

 

2) Peut-on sortir d'une impasse économique venant des accords européen

 

HF: C'est l'euro qui nous mène dans une impasse, parce qu'une monnaie ne peut être que le poumon d'une économie et qu'il n'existe pas d'économie européenne, pas plus qu'il n'existe de peuple européen

Regardons les différences : Allemagne 1,5% de la population mondiale, vend pratiquement autant que la Chine 1,4 milliards d'habitants et la Grèce autre Etat membre ne vend rien. S'il existait une économie européenne, les Etats bénéficiaires devraient reverser aux Etats déficitaires, ce qui n'est pas le cas
Il n'existe donc pas d'économie européenne. Trois des Etats membres de l'Ue sont classés séparément dans les six puissances économiques mondiales.
L'impasse économique ne peut donc toucher que des Etats membres

 

3) Peut-on soutenir l'idée d'une Europe unie alors que la régionalisation et les langues régionales favoriseraient plutôt le communautarisme ?

 

HF: Je m'oppose à cette expression d'Europe-Unie, car elle supposerait la disparition des Etats. Or chaque Etat existe, la preuve sur le plan de la politique étrangère chacun mène sa propre barque
Madame Merkel ou F. Hollande, lorsqu'ils se rendent en Chine, séparément bien sûr, défendent chacun ses intérêts nationaux, jamais des intérêts européens.


En ce qui concerne les langues régionales, elles ont apporté un plus bien sûr, mais soyons lucides, elles ne sont jamais apprises, connues, utilisées par 2% de la population.
La langue de la République est le français et le restera.

 

Juste pour terminer ; les dernières élections, deux grands partis PS et UMP se partagent toujours l'essentiel de la vie politique française, les Français donnent quelques fois un coup de semonce, mais ils ne confieront jamais les clés de la maisons France à des partis populistes.

La France une fois de plus séparée en deux, mais pour le pire

Séparée, non pas entre gauche et droite: non. Il y a dix ans Jean Pierre Chevènement, homme de gauche, et Philippe de Villiers, homme de droite, menaient ensemble un même combat;  Celui pour une France Libre et Souveraine, une République indivisible, laïque, démocratique et sociale
Rappelons le déjeuner rassemblant les deux hommes, chez le Général Gallois, Président du Forum Pour la France
Philippe Seguin et Ch. Pasqua sont montés au créneau, pour défendre les mêmes valeurs, tous hommes responsables et fréquentables, aux cotés desquels nous nous sommes engagés comme un seul homme, fiers de ce que nous faisions pour la France
 
- En face de nous, une nuée de mouches tentaient de vendre la France aux plus offrants, de s'en débarrasser, de s'en défaire.
Nous avions réussi à réunir des hommes de bonne volonté. Il est vrai que déjà, le vol noir de corbeaux dans la plaine, couvrait nos combats et s'emparait des valeurs que nous défendions, afin d'en faire un objet électoraliste.
L'erreur ; à chaque fois, nos Chefs abandonnaient le sujet, de peur d'être assimilés à ceux de ce camp, issus pour certains de clans condamnables et souvent condamnés - Rappelons  les Brigneaux et leurs sbires,  vichyssois, miliciens, négationnistes, OAS. Rappelons l'un des leurs, négationniste, qui est allé en Indochine donner des leçons d'histoire et de civisme à ceux de chez nous qui étaient  prisonniers des Vieths qui les avaient  enfermé dans des cages
comme des bêtes.
 
Les années ont peut-être passées, mais les idéaux, eux, sont restés : l'anti sémitisme revient au galop et pas seulement dans des banlieues. Beaucoup de ces essaims semblent jouer aujourd'hui le camp de la France contre celui des abandons, alors que dans le passé, les mêmes ont joué Vichy
qui se disait "renouveau national"  contre la France, qui voulait être libre et qu'ils ont martyrisée
 
Les premiers, en catimini, font le voyage à l'île d'Yeu pour se mettre au garde à vous devant leur maître. Les seconds se déplacent en déployant les drapeaux à Colombey les deux églises, pour y porter  encore et sans cesse, le message de la  Patrie reconnaissante
Les premiers aimeraient, pour se débarrasser de tout soupçon, se faire adouber par les seconds. Comment osent-ils et comment quelques argousins peuvent-ils les aider en  tentant de se parer  d'une croix de Lorraine qui ne peut leur appartenir. Ils tentent  simplement de paraître, en bavant  sur des tribunes habitées par l'extrémiste de service.
 
Rassembler, le maître mot : Une tentative de rassembler les uns et les autres par la pensée unique,  vraisemblablement téléguidée par l'extérieur, a été lancée, elle échoua lamentablement.
Aucun Gaulois n'acceptera  d'être toujours le même que l'autre : le rassemblement ne se forme que lorsque la Patrie est en danger. Ces irréductibles Gaulois ne  défilent uniquement que les très grands jours, comme en  août 1944, alors que les rats se terraient dans des caves pour sauver leur vie et ce qu'ils avaient volé
 
Nous pensions que ces nostalgiques de l'ordre botté,  casqué,  venu d'outre Rhin, avaient abandonné tout espoir de conquête.
Et bien non; ils recommencent. Vichy veut pétiller à nouveau. Ils veulent toujours  punir l'autre, le faire passer devant un Tribunal uniquement parce qu'il est d'un autre avis. Ceux d'hier ont fait des petits qui, n'ayant connu l'horreur, agitent aujourd'hui des emblèmes et même portent des tatouages qui évoquent l'ordre qu'ils veulent établir en créant le désordre
 
Leurs rêves : organiser des tribunaux pour y juger, les juifs, les francs maçons, les gaullistes, ceux de droite, qui ne sont pas comme eux , ceux de gauche, dont pourtant ils tentent de prendre les messages,  le quatrième volet étant le mensonge; Ce qui rappelle cette histoire du comte de Chambord qui voulait que tous les cocus soient noyés et la réponse de la duchesse de Chevreuse qui lui a demandé s'il était sur de bien savoir  nager.
 
Le mensonge est partout, pas la peine de s'en émouvoir. Il est seulement  dangereux quand des menteurs veulent pendre d'autres menteurs moins menteurs qu'eux.
 
L'autre bord n'est nostalgique d'aucun ordre, d'aucune mafia, il veut simplement vivre chez lui,  en bon Père de famille et son chez lui, c'est la France, nation fabriquée et peaufinée par ses ancêtres. Pas celle de la haine, qui voudraient faire disparaître certains autres, celle qui  au nom d'on ne sait quoi,  a dénoncé, fait déporter des millions de personnes,  celle qui a fait arrêter, torturer, fusiller nombre de résistants : des femmes et des hommes qui voulaient simplement que tous naissent et demeurent libres et égaux en droit, que le principe de notre souveraineté réside essentiellement dans la nation et surtout que ni l'ordre, ni les religions ne viennent leur imposer leurs choix 
 
Ni l'incorruptible avec sa terreur, mais Valmy, ni Vichy et sa haine de l'autre qui n'a rien à offrir. Mais l'appel du 18 juin, mais aussi  celui de nos gens de nos  territoires : Les députés de la Guadeloupe Candace, et Santineau et Galandou Diouf, député du Sénégal :
Rappelons leur  appel : Monsieur le Président (Albert Lebrun) Notre France est blessée, mais ne peut s'abandonner. Hommes de couleur, représentants de nos colonies au Parlement national, nous venons vous supplier de sauver notre grande et chère Patrie dans l'honneur, dans la dignité et dans le respect de la parole donnée : Vive la France.
 
Alors que le premier camp  serrait la main de l'envahisseur nazi et  le servait au delà de ses demandes. L'autre camp, dans la dignité, refusait d'abdiquer, offrait sa vie pour sauver la Patrie. Quel est le Français, mais non seulement, l'homme, qui peut hésiter entre ces camps, 
 
Pas une seconde d'hésitation : Tous contre la milice  Issue de la naissance de l'Etat milicien en 1943 : ceux qui l'ont créé, ont divisé la France. Pire, après en avoir  condamné une grande partie et l'avoir livrée à l'occupant NAZI, ils n'ont maintenant de cesse , que de la voir à nouveau à genoux, pour mieux la contrôler, l'endoctriner, la pacifier, l'écraser.
 
Si la guerre de 14 a unifié la France celle de 40, à cause de Vichy,  de son Etat milicien et de sa collaboration avec l'ennemi, l'a séparée en deux camps
Ces gens aujourd'hui voudraient nous parler de la France qu'ils voudraient reconstituer, laquelle? Celle de Laval, de Doriot. Celle qui permettrait à un nouveau Pétain de promulguer des textes constitutionnels (jamais proposés au peuple) qui abrogeraient ceux de la République afin de s'attribuer tous les pouvoirs législatifs et exécutifs.
Ceux qui pensent que cela ferait du bien d'essayer pendant quelques temps, ne se rappellent pas, qu'une fois au pouvoir, ces gens ne le quittent que par la force et toujours en créant un bain de sang
 
Attention danger : une assemblée a accordé des pouvoirs à Pétain,  sorte d'onction accordée par des élus du peuple.  Hitler est arrivé au pouvoir par les urnes et la déficience mentale d'un Président trop  âgé, Mussolini, mégalo de son prénom, avec ses 40 000 chemises noires a été appelé par un Roi, totalement dépassé par les événements, et incapable de gérer une situation,
Il a fallu, pour se débarrasser de ces assassins, des millions de morts, des pays ruinés, et puis la découverte du pire, les camps ,d'extermination et la colossale entreprise de destruction, d'une race, de résistants et de handicapés. Car ils ont voulu se débarrasser aussi des handicapés afin de rétablir des budgets et de limiter des dépenses. Qui peut accepter cela? PAS UN SEUL FRANCAIS
 
Jamais la France, la vraie, celle de la résistance, de Bir Hakeim, celle qui est allée chasser le nazillon jusque sur les pitons du nid d'aigle, n'acceptera
l'ordre proposé par la clique revancharde
 
Alors les indécis, ceux qui osent dire que le temps à passé, que ce ne sont plus les mêmes, attention : l'idéologie est restée la même. 
Mais aussi, ceux qui ne se déplacent pas pour voter, Tous responsables et coupables:  pleurer ensuite, ne servira à rien
 
Attention, regardons ce qui s'est passé en Grèce :  il est facile de poser les bonnes questions, mais  beaucoup moins facile d'y apporter les bonnes réponses. Alors les choses se rétabliront non par des hurluberlus imprégnés de leur importance, quand je vois la tronche de Bénito, non mais quand même, nous ne sommes pas de ce monde.
 
Notre France à nous, est celle du 18 juin, des discours de Brazzaville, de Bayeux, de Phnom-pen. Elle est opposée à Montoire, au vel d'hiv et à toutes les atrocités commises par des malades mentaux, qui n'auraient jamais pu exister politiquement, sans le pire moment de notre histoire, qui ne fût pas celui de la défaite, mais celui de la collaboration.
 
Henri Fouquereau

Le monde va changer...

AUX AMIS DU FORUM POUR LA FRANCE   
 
Le monde va changer : trois dates importantes : 1974 ; année de toutes les ruptures, 2007 la ,grande crise, 2015, la reconquête?
1973, abandon du système des changes et libéralisation à outrance voulus par les libéraux, cela s'est traduit en France par la loi du 3 janvier, "désormais le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets". En 1974 tout cela se met en place, avec la fin des 30 glorieuses et de la période de l'Etat fort; Les effets de la crise financière due au quadruplement du prix du baril du pétrole,  permettront aux Etats-Unis de conforter leur place de première puissance financière, grâce à la multiplication des dollars, et enfonceront les pays de l'Europe de l'Ouest dans une crise qui n'est toujours pas terminée
2007/2008; la grande crise due justement aux systèmes mis en place dans les années 73/74 qui ont permis aux banques privées de faire passer le métier de banquier derrière celui de spéculateur, de créateur de produits compliqués, dérivés d'autres produits et même de produits déjà dérivés, dont la finalité sera la tritisation, ce système qui permet de créer des liquidités, d'enrichir quelques banques et individus, mais aussi, en cas de pépin de contaminer le monde entier en quelques instants
Troisième étape : 2015.
Nous recevons d'abord  le rapport du FMI, curieusement  préparé par la banque Golman sachs. Tout est noir, les Etats industrialisés prennent les dernières places suite à une base de calcul bizarre qui consiste, pour mesurer  le PIB, à utiliser le système PPA. (pouvoir d'achat des ménages)
Les chiffres utilisés  sont ceux du passé récent, reportés sur les temps à venir. on  utilise une règle de Trois -pendant les dix dernières années le panier de la ménagère ayant évolué de X, il en sera de même lors des prochaines années, donc le  PIB de tel Etat sera de tant, celui de tel autre de tant etc.
Résultat  l'Allemagne  disparaît des  écrans,  les  émergents prennent   la tête du classement mondial, et les pays  industrialisés suivent péniblement. Sauf que la vraie vie économique n'est pas prise en compte: découvertes, créations, accidents, cycles, rôle de l'investissement sur le long terme, ainsi que celui des réformes et les crises possibles. Que deviennent les institutions internationales, non rien, seules les banques et les multinationales peuvent être satisfaites
 
Le prochain édito de votre serviteur posera la question  : Qui gouverne le monde actuellement? or nul ne peut être sûr de la réponse. Seule certitude : ceux qui ne gouvernent pas. Alors, oser établir un classement pour 2050 relève de la science fiction. En mars 1958, personne n'aurait misé le moindre petit sou sur le retour du Gal de Gaulle, et donc sur le retour de la France sur le devant de la scène, alors les prévisions pour 2050, c'est du grand n'importe quoi.
eN 2004 un rapport de la CIA est sorti, pour les années 2010, 2015, 2020. Pour l'instant pronostics exacts, mais le raport a été établi par des diplomates des agences de renseignements, des officiers généraux, bref des Gens qui ont cherché  la vérité sans vouloir protéger une catégorie socio professionnelle
 
Vient de sortir  le rapport de la COFACE. Organisme français   beaucoup plus sérieux , qui assure contre les risques de non paiement que peuvent rencontrer nos entreprises à l'extérieur, risques pouvant provenir des Etats ou des entreprises ou d'autres éléments
L'étude porte sur le risque et ses conséquence,  méthode qui a  toujours été privilégiée par le FPF 
C'est en partant du pourcentage d'impayés, de défauts de paiement, de faillites ou de défauts souverains, que l'on peut, sans crainte de se tromper, prévoir les éléments de l'économie de demain, ( pas sur le long terme, ce que  les suites d'une crise ne le permettent pas ainsi que  la possibilité d'autres crises 
La COFACE est  la meilleure source de renseignements. Son  rapport est optimiste, ce que nous sommes depuis quelques semaines. Nous pouvons observer un élément depuis le début de 2014, nos entreprises et nos ménages se sont désendettés. Le problème la capacité de production de nos entreprises est loin d'être performantes, nous manquons de créativité et de savoir vendre, pour ce qui concerne l'investissement il doit repartir, beaucoup de nos entreprises ayant pris 25 années de retard
 
Le monde change, le monde bouge, une étape se déroule actuellement, l'économie qui a été  à la Une des journaux depuis 2008, va disparaître, pour  laisser place à la politique. 2015 sera donc l'année du retour du politique.
Bien évidemment  si la Grèce faisait défaut, ce qui est tout à fait possible économiquement, mais beaucoup moins certain politiquement, les choses seraient bouleversées. Autrement, rien de spécial en matière économique ne devrait venir troubler ni les Etats membres de l'Ue, ni les Etats-Unis, il n'en est peut-être pas de même sur le plan politique
Oui mais, nous répondra t-on, l'euro et la création monétaire, qui vient d'être décidée, sujet hautement économique et financier? 
Non, Mario Draghi,  a commis un acte politique. Il a mené bataille contre Madame Merkel  et les Chefs d'Etat et de Gouvernement des Etats memebres de l'Ue, personnalités politiques. Il n'a pas attaqué l'entreprise, même pas la banque : une idéologie a battu une autre idéologie. Keynes a battu Friedman, la relance par la création monétaire a battu l'austérité à la germanique. De cette politique, Il y aura une victime : l'Allemagne, qui ayant accepté, en rouspètant mais quand même, les propositions de M. Draghi, se retrouve le plus grand garant des dettes des Etats.
 
La question de savoir qui va gagner à la fin entre Draghi et les Allemands,  est un autre problème. De toute façon, ce ne sera ni l'euro, ni l'Union européenne, ni les européistes béats , ni l'Allemagne, ni M. Draghi.
 
Continuons notre enquête afin de savoir si elle colle à celle de la COFACE
Monde : contrairement à ce que exprime le rapport du FMI, 2015 sera l'année du retour (timide) sur le devant de la scène de nombre de pays occidentaux
La croissance mondiale devrait retrouver quelques couleurs,  dont bénéficieront les pays industrialisés, plus que les émergents 
Reprenons notre théories des risques : Lorsque nous nous trouvons en cycle de vaches grasses, des risques sont pris, des mauvais font  impression, montent des affaires et empruntent. Mais dés le moindre coup de vent. Tout cela se  dégraisse, les moins bons disparaissent entraînant malheureusement d'autres dans leur chute. Nous nous retrouvons alors dans le cycle des vaches maigres. Or, que ce soit dans les pays du Sud de l'Ue, en France et même en Belgique et aux Pays Bas, le nombre de faillites a diminué en 2014, le cycle des vaches maigres semble s'éloigner .
La situation s'est  inversée, alors que dans les pays émergents, les mauvais sont devenus trop nombreux créant une forte bulle qui  commence  à exploser.
Reprenons les BRICS, sur lesquels le FPF écrivait il y a peu, qu'il fallait supprimer le "S" l'Afrique du Sud ayant disparu des écrans. Dans les pronostics du FMI, le PIB de la Russie augmentait de deux ou trois fois, alors que le Rouble a perdu 40% de sa valeur, que 150 milliards de dollars ont été dépensés pour le soutenir. Ses recettes en provenance du pétrole ont baissé de moitié et ses échanges avec la Chine se soldent en or, mauvais signe, il lui faudra du temps pour retrouver la période 2013
Pour tous les émergents: l'offre des Etats ne satisfait pas la demande locale, d'ou une explosion des importations. Les taux de change sont devenus volatiles et incontrôlables ce qui met en péril les entreprises.
2014 Tous les pays émergents ont été confrontés à des crises dues aux problèmes de change. Avec une hausse des taux d'intérêts et une fuite programmée des capitaux. En 2014, la Chine, le Brésil, la Russie ont rencontré des difficultés
Proche et moyen orient, trop de difficultés pour espérer un retour à la normale
Amérique du Sud, Argentine elle replonge, Vénézuella au bord de la crise, le Brésil s'enfonce, beaucoup de difficultés, l'argent à tendance à sortir plutôt que de rentrer
Australie : pays à risque à cause de la baisse du prix des matières premières et du changement climatique
Il reste les Etats-Unis, en pleine croissance, retour de ses entreprises et de son argent,   baisse du chômage, taux d'utilisation des capacités des entreprises 90% Tout semble aller pour le mieux : SAUF que, la suprématie du dollar est remise en cause, ce qui va contraindre les USA à trouver des amis, ce qui coûte toujours cher et surtout, la baisse des salaires qui se paie toujours un jour. Sa production de gaz et de pétrole de schiste sera freinée par le manque d'investissements et la hausse du dollar fait baisser les marges des entreprises et leurs ventes, mais l'Amérique s'est dre"ssée sur ses ergots, elle ne se laissera pas faire, ce qui pourrait entraîner quelques secousses
 
Donc retour du politique, la baisse des économies du monde occidental semble avoir été freinée, la France possède des atouts, peut-être les meilleurs
il lui manque : une réforme en profondeur de sa fiscalité, une simplification de sa bureaucratie et surtout :  une décision politique importante doit être prise : Voulons nous entrer le monde ultra libéral et le tout marché ou retourner à l'Etat fort? Pour l'instant tous les gouvernements depuis celui de Chirac en 74, mènent la politique du NI NI. Or, la France c'est autre chose, c'est oui ou c'est non, c'est zut au Roi d'Angleterre ou aux autres lorsqu'ils nous déclarent la guerre,ce que font les Etats Unis et la cour de justice européenne en nous collant des amendes et en menacant nos entreprises
Il faut que chacun réponde, pour nous, cela est fait depuis longtemps, France forte, Etat fort, Franc de retour, indépendance, souveraineté, honneur, grandeur.
 
Henri Fouquereau
Secrétaire Général du Forum Pour la France

 

Ecoutez l'émission d'Henri Fouquereau le mardi 13 septembre à 18h en direct sur Radio courtoisie http://radiocourtoisie.radio.fr/

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